Jean-Noël Barrot appelle à ne pas "se laisser intoxiquer" par la "propagande russe"
Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères revient au micro de France Inter sur les restrictions d'utilisation du réseau Starlink en Ukraine, qui entravent une grande partie de l'action de drones aériens et la défense antiaérienne de Kiev.
"Ne nous laissons pas contaminer par la propagande de Vladimir Poutine", déclare Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, ce jeudi sur France Inter.
L'Ukraine subit des restrictions d'accès au réseau Starlink d'Elon Musk, dues selon ce dernier au gouvernement américain, sur fond de tensions avec le président américain Donald Trump. Le réseau Starlink est utilisé par l'armée ukrainienne pour la communication sur le champ de bataille et l'interception de drones.
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Selon le ministre des Affaires étrangères, "ça fait vingt fois depuis le début de la guerre" en Ukraine "qu'on nous annonce que l'Ukraine va chuter, que les États-Unis abandonnent l'Ukraine." Mais "la vérité, c'est que ça fait bien longtemps que l'Europe" assume "l'essentiel du soutien" à Kiev, affirme Jean-Noël Barrot.
Le ministre assure aussi que "deux tiers du renseignement qui est fourni à l'Ukraine l'est aujourd'hui par les Européens et singulièrement par la France". "On mène une guerre sur le champ de bataille mais aussi dans les esprits", insiste Jean-Noël Barrot, qui accuse "le Kremlin et ses trolls sur les réseaux sociaux" de vouloir "décourager" les Ukrainiens et les Européens dans leur soutien à l'Ukraine.
Primaire à droite : main tendue à Raphaël Glucksmann
Alors que le bloc central n'a toujours pas désigné son candidat à l'élection présidentielle de 2027, Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, maintient ce jeudi sur France Inter l'idée d'organiser une primaire "très ouverte", tendant "bien évidemment" la main à Raphaël Glucksmann, qui vient de remporter la primaire de la gauche. Selon le vice-président du MoDem, cette "grande primaire vise à permettre à ceux qui refusent le double poison - si je puis dire - de l'extrême droite et de l'extrême gauche de se rassembler".
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Jean-Noël Barrot ajoute néanmoins qu'il faut "se débarrasser de cette obsession pour l'élection présidentielle" qu'ont les Français. "C'est toujours la même chose, on espère que l'élection présidentielle va résoudre tous les problèmes et puis systématiquement, on est déçu."
Selon lui, les élections législatives qui suivront auront beaucoup plus de poids car "le ou la présidente élue n'aura pas de majorité absolue à l'Assemblée, il faudra donc former une coalition pour remporter ces législatives". "C'est aussi à cela que nous, au MoDem, nous travaillons", conclut-il.