Joseph Kabila prend la tête du Front pour la Refondation de la Nation
L'alliance du fleuve Congo (AFC) a vécu, place au Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Mais ce qui marque le plus dans la naissance de ce mouvement, c'est le nom de son président : Joseph Kabila.
L'ancien président de la République, l'homme qui a installé au pouvoir Félix Tshisekedi, a pris tout le monde de court ce vendredi 9 octobre en prenant a parole devant les caméras. Un an et demi après le dernier exercice du genre, l'ancien chef de l'État, désormais condamné à mort par contumace, a dressé un tableau sans complaisance du régime en place.
Il a surtout aligné toutes les tentatives nationales, régionales et internationales menées ces dernières années pour mettre sur pied un vrai dialogue entre Congolais qui doit amener à la pacification et à la réconciliation de la Républlique démocratique du Congo. De l'initiative des Évêques catholiques, associés aux Protestants, aux tentatives du président angolais Joao Lourenço, en passant par les mains tendues des organisations régionales ou de l'Union africaine, aux négociations stériles à Doha (Qatar) pourtant sous la pression de Washington, aucunes de ces démarches n'a porté le moindre fruit.
Joseph Kabila : "Le pays est en péril, ne pas agir, c'est être complice"Conclusion, le dialogue a montré ses limites, le pouvoir a montré ses limites, il faut donc changer le mode de confrontation.
Pas étonnant dès lors de voir surgir, ce lundi en de journée un nouveau mouvement, le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) présidé directement par Joseph Kabila. On retrouve Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga et Corneille Nangaa à la vice-présidence, Freddy Kaniki, est désigné secrétaire général, Benjamin Mbonimpa, le négociateur de Doha, devient secrétaire général adjoint.
Joseph Kabila à La Libre : "Il faut mettre fin à cette dictature, cette tyrannie qui vient de s'installer"Le coup d'accélérateur porté vendredi par Joseph Kabila doit aussi se lire en parallèle du calendrier de l'équipe en place à Kinshasa qui, elle, avance avec détermination sur la voie d'un référendum qui doit aboutir à un changement de la constitution.
Une course s'est engagée. Entre Kabila et Tshisekedi, cela ressemble furieusement au dernier acte d'un combat qui ne pourra se terminer sur un match nul.
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