L'assemblée générale de l'ONU s'ouvre mardi, en présence de Volodymyr Zelensky mais en l'absence de Vladimir Poutine

L'assemblée générale de l'ONU s'ouvre mardi, en présence de Volodymyr Zelensky mais en l'absence de Vladimir Poutine

L'évènement rassemble tous les ans à la même époque les grands leaders du monde. Le président ukrainien tient à montrer sa présence tandis que pour son homologue russe, elle n'a pas grand intérêt.

Radio France

Publié le 22/09/2026 07:40

Temps de lecture : 2min

Le Premier ministre belge, Bart De Wever, à la tribune lors de l’assemblée générale de l’ONU de 2025 à New York. (TONY BEHAR / MAXPPP)
Le Premier ministre belge, Bart De Wever, à la tribune lors de l’assemblée générale de l’ONU de 2025 à New York. (TONY BEHAR / MAXPPP)

Les chefs d'État sont à New York mardi 22 septembre pour l'assemblée générale de l'ONU. Pour cette édition 2026, le président ukrainien sera présent contrairement à son homologue russe. Plusieurs raisons expliquent l'absence de Vladimir Poutine. La plus évidente est que le président russe veut tout d'abord maintenir son autorité dans son propre pays. Et pour cela, il n'a pas besoin de l'ONU. Les élections législatives qu’il vient d’organiser sont là pour le rappeler.

En écartant toute opposition et en s’attribuant 350 sièges sur les 450 de la Douma, le parlement russe, Vladimir Poutine garde la main sur les pouvoirs constitutionnels. Mais il garde surtout son peuple sous pression. Le message envoyé est sans ambiguïté. Le Kremlin ne s'en cache pas, il s'est félicité des résultats de ces élections car ils témoignent d’un niveau exceptionnel de cohésion de la société russe autour du chef de l’État. On a connu une méthode Coué moins contestable.

Et qu'importent les réactions de nombreux pays occidentaux qui parlent de simulacre d’élection ou de ceux l’Union européenne qui évoque un vernis de démocratie. Le souci de Vladimir Poutine n’est pas là. Il sait qu’il n’a rien à attendre des présidents Donald Trump ou Emmanuel Macron, ou même de la rapporteuse de l’ONU sur la Russie qui évoque dans son dernier rapport la répression Russe et le règne de la peur.

C’est la marque de fabrique du Président Zelensky : être partout à la fois et ne jamais rien lâcher malgré le danger. Il était aux funérailles du roi de Norvège le 9 septembre et il est à New York la semaine du 21 septembre. Le président ukrainien a lui besoin de rassembler le plus grand nombre. Cela passe par serrer la main de Donald Trump et des autres puissants de la planète qui se trouvent à New York.

Il peut se le permettre car à la différence du président russe, il garde pour l’instant le soutien de son peuple. Un peuple critique, inquiet de la corruption, mais qui ne remet pas en question la légitimité de son président, élu pourtant il y a plus de sept ans. Mais Volodymyr Zelensky dispose d'encore un peu de temps même si certains Ukrainiens reconnaissent qu’il y aura un jour où ne pas organiser d’élections en Ukraine, sera plus grave que d’en organiser.

Qu'ils soient présents à l'ONU ou non, ce qui ressort après quatre ans de guerre, c'est finalement une certaine fragilité des présidents russe et ukrainien. Le président Zelensky doit sans cesse monter au créneau pour défendre ses intérêts car rien ne semble jamais acquis. Encore ces derniers jours, il a dû se battre pour que l’Union européenne adopte de nouvelles sanctions contre la Russie. Les déplacements du président Poutine sont, quant à eux, toujours comptés. Il ne faut pas oublier qu'il est visé par un mandat d’arrêt international et ne peut pas aller où il veut.

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