L’attaque vous fait gagner des matches, la défense vous fait gagner des titres : l’Espagne, cette forteresse quasi imprenable - RTBF Actus

L’attaque vous fait gagner des matches, la défense vous fait gagner des titres : l’Espagne, cette forteresse quasi imprenable - RTBF Actus

Sir Alex Ferguson avait un jour déclaré : "L’attaque vous fait gagner des matchs, la défense vous fait gagner des titres." Force est de constater que l’équipe d’Espagne a bien compris la maxime du coach à succès de Manchester United. Depuis le début de la Coupe du monde, la Roja est tout simplement une forteresse quasi imprenable.

Face à la France, on a vu les champions d’Europe en titre monopoliser le ballon mais les individualités bleues sont totalement passées à côté de cet immense rendez-vous, surtout Ousmane Dembélé, transparent et dont la prestation a été indigne d’un Ballon d’Or, et Michael Olise, incapable de trouver la moindre ouverture. Fautes techniques, transmissions ratées, le joueur du Bayern Munich n’a pas réussi grand-chose, il est vrai guère aidé par Adrien Rabiot qui a symbolisé la faillite du milieu de terrain.

Ce non-match français, il est aussi à mettre à l’actif de la défense espagnole. La doublette Pau Cubarsi Aymeric Laporte apporte la sérénité qu’il faut à toute l’équipe. Rodri redescend bas aussi pour donner les premières notes à son équipe. Et les deux back font des allers-retours pour venir combler les brèches. Et son gardien Unai Simon a sorti un match énorme face au quatuor Mbappé-Dembélé-Olise-Barcola qui a été réduit au silence mardi dans l’AT&T Stadium de Dallas. Le portier de l’Athletic Bilbao n’a encaissé qu’un but depuis le début du tournoi, une prouesse réalisée en quart par le Belge Charles De Ketelaere.

Si on met de côté le nul initial contre le Cap-Vert, qui n’était qu’un faux pas, l’Espagne a démontré depuis cinq semaines qu’elle était redevenue ce qu’elle était au tournant des années 2010 : un collectif parfaitement huilé qui ne perd jamais le ballon, et qui peut en plus compter sur une solidité défensive à toute épreuve. Bref, la machine est bien huilée.

Mais ce qui est encore plus impressionnant, c’est la faculté qu’a l’équipe espagnole à anéantir les attaques adverses.

Depuis le début de la Coupe du monde, la Roja n’a pris que 2,14 xG contre (expected goals). C’est-à-dire qu’elle aurait dû encaisser un peu plus de deux buts. Avec un tel chiffre, on le voit, l’Espagne surperforme au niveau défensif. Et cela joue clairement dans la tête de ses adversaires.

Seize ans après son fabuleux doublé Euro-Mondial, la Roja est en course pour rééditer l’exploit, deux ans après avoir remporté en Allemagne le championnat d’Europe, au cours duquel elle avait déjà sorti la France en demi-finale. Il ne reste qu’un seul adversaire à battre. Réponse ce dimanche soir face à l'Argentine.