L'Europe se prépare à affronter l'hiver avec des réserves au plus bas depuis des décennies: les cours du gaz européens atteignent leur plus haut niveau en près de quatre ans

L'Europe se prépare à affronter l'hiver avec des réserves au plus bas depuis des décennies: les cours du gaz européens atteignent leur plus haut niveau en près de quatre ans

L'Europe se prépare à affronter l'hiver avec des réserves au plus bas depuis des décennies: les cours du gaz européens atteignent leur plus haut niveau en près de quatre ans

Publié aujourd'hui à 13h35

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Selon l'AIE, l'offre mondiale de GNL pourrait baisser de plus de 20 milliards de mètres cubes cet hiver si le détroit d'Ormuz reste fermé, tandis que le gaz acheminé par gazoducs ne dispose que d'une marge de manoeuvre limitée à la hausse.

Les prix de référence du gaz sur les marchés de gros néerlandais et britannique ont atteint lundi leurs plus hauts niveaux intrajournaliers depuis fin 2022, alors que les efforts diplomatiques visant à rouvrir le détroit d'Ormuz restent vains et que l'Europe se prépare à affronter l'hiver avec des réserves à leur plus bas niveau depuis des décennies. Le contrat de référence néerlandais à échéance la plus proche sur le hub TTF avance de 4,7% pour s'établir à 83,2 euros par mégawattheure (MWh) vers 10h23 GMT après avoir atteint 84,50 euros plus tôt en séance, soit son plus depuis le 22 décembre 2022. Le contrat britannique équivalent s'établit quant à lui a 207,3 pence par therm, un pic depuis le 23 décembre 2022.

Une réunion prévue lundi à Oman entre les pays du Golfe et l'Iran afin de discuter des moyens de garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz a été reportée, a déclaré dimanche sur X le ministre omanais des Affaires étrangères. Avant la guerre, environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et en GNL transitait par ce détroit reliant le golfe Persique et le golfe d'Oman, qui est depuis lors pratiquement fermé, ne permettant le passage, de manière très limitée, que de quelques navires par jour.

"Le marché est dominé par l'escalade des risques au Moyen-Orient, et dans un contexte de travaux de maintenance intensifs en Europe affectant l'approvisionnement norvégien et les expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL), la dynamique haussière des prix devrait se maintenir tout au long de la semaine", a déclaré Dzmitry Dauhalevich, analyste chez LSEG.

Les réserves de l'UE près de leurs niveaux les plus bas depuis 2013

L'offre mondiale de GNL pourrait baisser de plus de 20 milliards de mètres cubes cet hiver si le détroit d'Ormuz reste fermé, tandis que le gaz acheminé par gazoducs ne dispose que d'une marge de manoeuvre limitée à la hausse, souligne Gergely Molnar, analyste à l'Agence internationale de l'énergie (AIE), basée à Paris.

La constitution de stocks pour l'hiver contribue à la pression sur les prix. Les réserves de l'UE se situent à 20%, soit près de 17 milliards de mètres cubes, en dessous de leur moyenne sur cinq ans et tendent vers leurs niveaux les plus bas depuis 2013. Cette marge de sécurité plus restreinte pourrait intensifier la concurrence pour le GNL, alimentant ainsi la volatilité des prix cet hiver, a ajouté Gergely Molnar.

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