L'Irak et les États-Unis signent des accords économiques et amorcent une redéfinition de leurs relations
Le premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a terminé samedi 18 juillet 2026 sa première visite officielle aux États-Unis. Après cinq jours de rencontres officielles dont un tête à tête avec Donald Trump et la tenue d’un sommet d’affaires irako-américain, une cinquantaine d’accords et partenariats ont été signés. Ils pourraient transformer les relations entre les deux pays, jusqu’à présent très concentrées sur les questions militaro-sécuritaires.
Publié le : 19/07/2026 - 05:05
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Avec notre correspondante à Bagdad, Marie-Charlotte Roupie
Aux côtés de Donald Trump, mardi 14 juillet 2026, le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi l’a dit sans détour : il était à Washington pour parler « économie ».
Au total, 48 protocoles d’accords et partenariats ont été signés pour plus de 60 milliards de dollars d’investissements en Irak, dans des secteurs divers, avec un accent particulier mis sur les énergies.
Mazin Al-Eshaiker, expert économique, y voit le signe d'un positionnement stratégique de l’Irak. « Ce Premier ministre espère changer les alliances, et cela ne peut se produire qu’à travers de solides partenariats économiques, explique-t-il. Par exemple, l’Irak dépend actuellement du gaz iranien pour produire de l’électricité. L’un des protocoles d’accord a pour but de permettre à l’Irak de produire son propre gaz. Nous n’achèterons plus de gaz à l’Iran. »
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Des promesses de développement économique conditionnées au désarmement des factions armées
Le Trésor américain a aussi conclu un accord avec la banque centrale irakienne pour permettre à une partie des banques du pays d’intégrer le système bancaire international. Un projet de reconstruction d’un oléoduc reliant l’Irak à la méditerranée par la Syrie a aussi été annoncé.
Mais ces promesses de développement économique seront difficiles à mettre en place. « Les conditions qui ont été imposées au Premier ministre stipulent qu’au 30 septembre, toutes les factions armées doivent être désarmées. Donc maintenant le Premier ministre est entre le marteau et l’enclume », reprend Mazin Al-Eshaiker.
Le Premier ministre irakien devra défendre ces nouveaux partenariats en rentrant. Il se rendra ensuite à Téhéran à la fin du mois.
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