L’Iran maintient la fermeture du détroit d’Ormuz, Trump menace de frapper les centrales électriques et les ponts - RTBF Actus
"Les opérations de représailles des combattants se poursuivront, et le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à ce que les États-Unis mettent fin à leurs actes d’agression", a indiqué le Corps des Gardiens de la Révolution (IRGC).
Washington a lancé mardi une nouvelle série de frappes contre l’Iran et recommencé à bloquer ses ports. "L’ennemi […] doit également s’attendre à la fermeture d’autres voies d’exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés", ont-ils poursuivi.
"Les exportations de pétrole et de gaz de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne." La navigation dans le stratégique détroit d’Ormuz constitue un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran.
L’Iran assure que la voie navigable, qui relie les Golfes persique et d’Oman, est fermé jusqu’à "nouvel ordre" après une reprise des affrontements d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril dans le conflit au Moyen-Orient.
La Maison Blanche considère, elle, que le détroit est ouvert et frappe la République islamique pour la quatrième nuit consécutive afin d’y soutenir la navigation marchande.
Trump menace de nouvelles frappes
Le président américain Donald Trump a menacé l’Iran mardi (heure locale) d’étendre ses attaques aux infrastructures civiles, en frappant des centrales électriques et des ponts, si le régime des mollahs ne revenait pas à la table des négociations de paix.
"Ça va vraiment mal tourner pour eux, car la semaine prochaine ce sera au tour des centrales électriques (et) des ponts", a lancé le locataire de la Maison Blanche sur la chaîne Fow News. Les frappes "continueront jusqu’à ce que je dise que cela suffit", a ajouté le républicain, interrogé sur la durée de ces frappes.
Donald Trump avait déjà menacé début avril de s’en prendre à ce type d’infrastructures, avec pour objectif de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz, stratégique pour la navigation commerciale mondiale. Il avait alors adressé un ultimatum aux dirigeants iraniens pour trouver un accord. Avant même l’expiration de cet ultimatum, plusieurs infrastructures iraniennes avaient toutefois déjà été ciblées, dont deux ponts.
Mi-juin, le milliardaire républicain avait ensuite affirmé "préférer" ne pas frapper les ponts et centrales électriques en Iran, "parce qu’une fois que vous faites ça, les gens souffrent".
Blocus des ports
Les États-Unis ont lancé mardi soir de nouvelles frappes contre l’Iran et recommencé à bloquer ses ports. Donald Trump a en revanche renoncé à taxer les navires franchissant le détroit d’Ormuz, au cœur de la guerre.
La reprise de ce blocus maritime à 22 heures (heure belge) ainsi que des bombardements, d’une ampleur inédite depuis le cessez-le-feu d’avril, minent les efforts diplomatiques pour rendre durable le protocole d’accord signé le 17 juin.
Les États-Unis et Israël ont initié cette guerre au Moyen-Orient en attaquant l’Iran le 28 février dernier.
La République islamique a répliqué en frappant Israël mais aussi des bases américaines implantées dans des pays voisins du Golfe. Bahreïn, le Koweït et la Jordanie ont notamment été visées dans la nuit de mardi à mercredi.