La cheffe de la CPI met en garde contre la “disparition de l’État de droit international” après les sanctions américaines

La cheffe de la CPI met en garde contre la “disparition de l’État de droit international” après les sanctions américaines

La présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane. © Anadolu via Getty Images

La présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane, a mis en garde vendredi contre “la disparition de l’État de droit international” après avoir été visée par des sanctions américaines.

M. DU

Source: AFP

21 août 2026, 13:14

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“J’avais anticipé, dans une certaine mesure, les sanctions prononcées contre moi cette fois-ci, donc je ne suis pas surprise”, a déclaré Mme Akane dans un communiqué publié sur X par son éditeur Bungei Shunju.

“L’important est que cela ne marque pas le début de la disparition de l’ordre juridique international”, a-t-elle ajouté.

Ces sanctions visent également le substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye. Elles interdisent notamment aux juges d’entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.

Dès mercredi, l’ONU, l’Union européenne et le Japon avaient apporté leur soutien à la présidente de la CPI.

Soutien

“Les nouvelles sanctions inacceptables imposées par les États-Unis à l’encontre de la présidente de la Cour pénale internationale et d’un membre du parquet doivent être levées”, avait demandé le Haut-Commissariat de l’Onu sur X.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Antonio Costa, ont également affirmé soutenir “fermement” Tomoko Akane, “qui doit être capable d’agir en toute indépendance et sans pression extérieure”.

Tokyo, principal contributeur au financement de la CPI et proche allié des États-Unis, avait déploré des mesures “très regrettables” dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

“Le Japon a constamment soutenu la CPI (...) dans ses efforts visant à poursuivre et à punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale et à faire respecter l’État de droit”, rappelle le document.

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