La FIFA reconnaît que les « pauses fraîcheurs » du Mondial ne sont pas un grand succès

La FIFA reconnaît que les « pauses fraîcheurs » du Mondial ne sont pas un grand succès

Sport 19/07/2026 18:42

Arsène Wenger a été interrogé sur ce nouvel aspect de la Coupe du monde, qui n’a pas fait l’unanimité chez les fans de foot.

L’équipe de France pendant sa pause fraîcheur le 4 juillet 2026.

JEWEL SAMAD / AFP

L’équipe de France pendant sa pause fraîcheur le 4 juillet 2026.

L’un des aspects les plus controversés de cette Coupe du monde de foot nord-américaine pourrait déjà disparaître. Les « pauses fraîcheurs » instaurées cette année par la FIFA ont été très critiquées, et Arsène Wenger, ex-international français désormais responsable du développement du football mondial, l’a bien reconnu.

Lors d’une conférence de presse dédiée au bilan du Mondial-2026 samedi 18 juillet, il a été interrogé sur les impacts de cette « pause fraîcheur ». « Est-ce que ça a amélioré les performances des joueurs, la fluidité du jeu ? », a demandé un journaliste. « Non », a lâché Arsène Wenger, comme vous pouvez le voir dans la vidéo plus bas dans l’article (à partir de 48 minutes).

Et de poursuivre : « Parfois, les gens n’appréciaient pas. Il ne me semble pas que cela ait changé les résultats, mais nous sommes là pour servir les personnes qui regardent du football et nous tirerons des conclusions pour la suite. » Il a ensuite justifié la généralisation de la « pause fraîcheur », pas toujours utile au vu des températures très clémentes ou de la tenue de certaines rencontres dans des stades climatisés : « On ne voulait pas faire de différence entre les différents matchs. »

Place à la pub

Les « pauses fraîcheurs » avaient été présentées par la FIFA comme une mesure de protection pour la santé des joueurs. Elles consistaient en l’interruption du jeu pendant environ 3 minutes au milieu de chaque mi-temps, permettant à la fois aux joueurs de souffler et de s’hydrater mais aussi d’échanger sur la tactique.

Les spectateurs et téléspectateurs ont peu goûté à cette nouveauté. Des sifflets se sont fait entendre dans les stades, et les marques en ont profité pour placer des spots publicitaires qui ont agacé ceux qui regardaient sur un écran. Selon une enquête de la BBC, Fox Sports a par exemple vendu ses créneaux de 30 secondes aux États-Unis entre 200 000 et 300 000 dollars. C’était même 750 000 pendant les matchs de l’équipe américaine et pendant les phases finales. Reste à savoir quelle sera la décision prise pour 2030, pour le Mondial Portugal-Maroc-Espagne.

Autre grande nouveauté de l’édition 2026 : l’élargissement de la compétition, passant de 32 à 48 équipes. Cette fois, le bilan est plus positif pour Arsène Wenger : « C’était la bonne décision et ce fut un grand succès. Nous avons conclu qu’il était éthiquement nécessaire de donner une chance à davantage d’équipes. »