La Hulpe: les vendanges n'ont pas été de tout repos cette année
En viticulture, chaque année réserve son lot de surprise. En 2025, la cuvée fut excellente en de nombreux endroits de Wallonie. En 2026, les vignes ont souvent donné moins de raisins. En cause: la sécheresse. C'est aussi le scénario qu'a connu le petit vignoble de La Hulpe. Celui-ci est géré par une poignée de bénévoles sur une parcelle de 20 ares mise à disposition par la commune. Situé en contrebas du bois des Dames – d'où son nom -, il compte un millier de pieds en Johanniter, un cépage allemand hybride, connu pour sa résistance au mildiou.
Il se récolte tardivement. Les vendanges se sont donc déroulées ce 23 septembre. Une douzaine de sympathisants y a participé. La cueillette au sécateur s'est faite comme d'habitude. Par contre, l'étape du tri – lorsqu'on enlève les fruits abîmés ou pourris – a réclamé beaucoup plus d'attention cette année. En effet, toute une série de grappes portaient des fruits noircis par le soleil et le manque d'eau.
Les bénévoles ont dû se mettre à dix autour d'une longue table installée sur place pour séparer ces mauvais grains à la main. Patiemment. "Un vrai travail de bénédictins, résumait Xavier Ide, le président du vignoble. Cela réclame beaucoup de temps et d'énergie mais c'est absolument nécessaire, si on veut obtenir un vin de qualité. D'autant que les grappes saines, elles, sont magnifiques avec des raisins bien sucrés. Donc, 2026 devrait être une bonne année sur le plan de qualité mais pas sur le plan de quantité, vu ce que nous avons dû enlever."
Les fruits ont ensuite été transportés au bâtiment qui servait jusqu'à il y a peu de gare à La Hulpe. C'est là que se trouvent les cuves de vinification. Par rapport aux cuvées précédentes, l'équipe accompagnée par l'œnologue française Véronique Lidby a introduit un petit changement dans la vinification. "Après l'éraflage (NDLR: la séparation des fruits et des grappes), les raisins vont macérer durant 24 heures sans oxygène, afin que les levures naturelles présentes dans les peaux puissent se développer, poursuivait Xavier Ide. Grâce à cette étape supplémentaire, nous n'allons rajouter aucune levure externe lors de la fermentation. C'est un peu un pari… mais contrôlé."
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