«La manifestation pour l'intégrité du vote aura lieu»: en Inde, l'opposition se mobilise malgré l'interdiction
Ce jeudi 2 octobre, le monde observe la Journée internationale de la non-violence, inspirée par Gandhi, dont l'Inde célèbre aujourd'hui la naissance. C'est pourtant ce jour que des mouvements de jeunes et l'opposition ont choisi pour manifester leur colère, malgré l'interdiction des rassemblements par les autorités. Ils dénoncent la révision des listes électorales, qui a retiré quelque 130 millions d’inscrits, et accusent la Commission électorale de favoriser le BJP, au pouvoir.
Publié le : 02/10/2026 - 07:32
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Devant le commissariat de Delhi, la foule attend le verdict. La manifestation étudiante sera-t-elle autorisée ? Le couperet tombe : la demande est rejetée.
Mais les étudiants restent déterminés et exigent le départ du chef de la Commission électorale, Gyanesh Kumar. « La manifestation contre Gyanesh Kumar aura lieu. La manifestation pour l'intégrité du vote aura lieu. C'est notre droit fondamental, que la police veuille jouer son rôle ou pas », soutient Abhigyan, secrétaire général du mouvement étudiant de gauche AISA (All India Student’s Association, ou Association des étudiants de toute l'Inde).
« Gyanesh Kumar doit démissionner tout de suite »
L’exclusion de 130 millions d'électeurs, opération jugée favorable au gouvernement du Premier ministre nationaliste Narendra Modi, pousse l’opposition à faire bloc. Venue spécialement à Delhi, Mamata Banerjee, figure politique du Bengale-Occidental, exige, elle aussi, le départ du patron de la Commission électorale. « Gyanesh Kumar doit démissionner tout de suite, insiste-t-elle. Sauvons la démocratie ! Le droit de vote est un droit constitutionnel. »
La contestation doit converger sur la place Jantar Mantar, pourtant bouclée par les autorités. Plusieurs mouvements promettent déjà de braver l'interdiction, à l'image d'Atul Tripathi, militant du monde rural : « Nous allons descendre dans la rue pour nos valeurs démocratiques. Nos pères fondateurs Gandhi, Nehru et Ambedkar nous ont légué ce droit constitutionnel. »
Au même moment, cette fois dans la capitale financière, Bombay, le populaire Parti des Cafards - à l'origine d'une importante mobilisation de la jeunesse tout au long de l'été 2026 - appelle à défier le verrouillage policier.
Ce 2 octobre, férié pour la naissance de Gandhi, d'ordinaire un jour de paix, s'annonce tendu.
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