Donald Trump : sa nouvelle porte-parole prend la porte
Katie Zacharia quitte son poste de porte-parole de la Maison Blanche, qu'elle occupait depuis lundi seulement. Ce départ met fin à une courte semaine marquée par une conférence de presse laborieuse et des révélations sur ses qualifications professionnelles.
Un haut responsable américain a indiqué vendredi qu'une information de la chaîne Fox News, selon laquelle cette juriste de 41 ans quittait officiellement son poste, était exacte.
Donald Trump l'avait déjà poussée vers la sortie plus tôt dans la journée en l'invitant à "reconsidérer" sa position.
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Ce départ précipité rappelle le chaos et la valse de conseillers qui avaient caractérisé le premier passage à la Maison Blanche de Donald Trump.
L'un des épisodes emblématiques de cette époque a été le renvoi en 2017 du directeur de la communication de la Maison Blanche Anthony Scaramucci au bout de seulement 11 jours, un record largement battu par Katie Zacharia. Elle devient ainsi la plus éphémère "Press Secretary" de l'histoire récente.
Le sort de cette commentatrice conservatrice peu connue du grand public, qui a laissé une impression très laborieuse mardi lors de son premier – et seul – point presse et qui est accusée d'avoir menti sur ses qualifications professionnelles, semblait déjà scellé vendredi matin.
Sa prestation en conférence de presse a fait froncer bien des sourcils. La porte-parole, lisant ses notes, a souvent bafouillé et a commis un lapsus qui a fait couler beaucoup d'encre: questionnée sur sa vie privée, elle a parlé de son "président", plutôt que de son "mari".
Cuisinée par Fox News
Elle a ensuite enchaîné les entretiens avec des journalistes ou médias fermement ancrés dans le camp conservateur, certainement censés lui permettre de corriger le tir, mais qui ont eu l'effet inverse.
Katie Zacharia a en particulier été bousculée jeudi par Sean Hannity, animateur de Fox News proche du président.
Il l'a questionnée longuement sur ses qualifications, au cœur d'une controverse depuis l'annonce de sa nomination. Katie Zacharia, qui s'était présentée comme avocate, a fini par admettre qu'elle n'avait pas réussi l'examen du barreau.
Susie Wiles sur un siège éjectable?
Selon plusieurs informations de presse, le choix de cette nouvelle porte-parole illustrerait une fébrilité croissante au sein de l'équipe rapprochée de Donald Trump.
Le président américain l'aurait sélectionnée, après l'avoir vue sur des plateaux de télévision, contre l'avis de son influente directrice de cabinet, Susie Wiles.
Selon le site Politico, Susie Wiles elle-même serait désormais fragilisée et le nom du conseiller Stephen Miller ou celui du directeur du renseignement, Jay Clayton, circuleraient pour la remplacer.
Donald Trump a assuré vendredi qu'il y avait "zéro probabilité" qu'il limoge sa "chief of staff" et qu'elle resterait encore longtemps à ses côtés.
Le président américain a par ailleurs renvoyé cette semaine l'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, fragilisée par une série de révélations compromettantes.
Une autre expérience éphémère
Avant cet éphémère passage à la Maison Blanche, Katie Zacharia avait déjà occupé, pour seulement six semaines, le poste de porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure.
Elle en était partie en évoquant la séparation d'avec sa famille, restée en Californie.
Le poste de porte-parole de la Maison Blanche était occupé jusqu'en août dernier par Karoline Leavitt, 29 ans. Cette fidèle de Donald Trump a quitté ses fonctions pour s'occuper de ses jeunes enfants.
Là où Katie Zacharia était apparue presque paralysée au pupitre mardi, l'ancienne "Press Secretary" s'était démarquée par son aisance et son sens de la répartie, utilisés pour défendre sans la moindre hésitation toutes les décisions ou déclarations du président américain.
afp/ami