La piscine de Colfontaine est fermée depuis un an, l'opposition estime qu'il faut réfléchir à la suite dès aujourd'hui
En août 2025, la piscine de Colfontaine fermait ses portes alors qu'elle avait profité d'importants travaux de rénovation et n'avait rouvert qu'en 2022. Des malfaçons étaient constatées et le dossier est aujourd'hui toujours entre les mains de la justice. La commune est donc dans l'attente d'une issue judiciaire mais pour le MR et les Engagés, membres de l'opposition, c'est dès à présent qu'il faut envisager le devenir de l'infrastructure.
Pour Anthony Smets D'Alelio (MR), il ne s'agit pas de remettre en cause la procédure judiciaire ni de préjuger de son issue, mais de ne pas rester les bras croisés en attendant. "Personne ne peut pas outrepasser une décision de justice mais rien n'empêche de déjà réfléchir à la suite. Ce que la majorité ne semble pas faire. Quelque 3,6 millions d'euros ont été investis dans l'infrastructure, dont 2 millions sur fonds propres communaux. Nous ne pouvons pas simplement attendre et laisser l'outil se dégrader."
Deux pistes à creuser
Le MR estime donc qu'il faut dès maintenant réfléchir à un autre modèle. Première possibilité avancée : une mutualisation avec une commune voisine, via un partage des coûts et des infrastructures. Colfontaine pourrait ainsi se rapprocher d'une commune disposant déjà d'une piscine. Deuxième piste : un partenariat public-privé (PPP). "Ce n'est pas à moi de définir le modèle, il faut une discussion entre les opérateurs privés et la commune", précise Anthony Smets D'Alelio. L'objectif, assure-t-il, n'est pas de renoncer aux travaux qui devront être réalisés si la justice confirme les responsabilités, mais de réfléchir à ce qui se passera ensuite.
Boussu rêve toujours de construire un centre aquatique et relance les démarches pour trouver un investisseur privé"Après les fermetures à répétition, les difficultés financières, un modèle économique fragile, et l'augmentation des tarifs début 2026 pour éviter une catastrophe, peut-on sérieusement se contenter de réparer et de repartir exactement avec le même modèl. Face à ce constat, il faut une réponse claire et un nouveau cap pour l'avenir. Il faut tirer les leçons et se demander si un autre modèle de gestion ne permettrait pas de garantir un meilleur service. C'est la base de notre réflexion et la raison pour laquelle, selon nous, un partenariat public-privé devrait être envisagé."
Les Engagés sondent les habitants
Les Engagés + ont, eux aussi, décidé d'interroger les Colfontainois sur l'avenir de leur piscine via un sondage publié sur les réseaux sociaux. Selon les résultats communiqués par le groupe, 60 % des participants souhaitent que la commune investisse à nouveau afin de conserver et de rouvrir l'infrastructure, plutôt que de privilégier les piscines des communes voisines.
Mais le résultat ne constitue pas, pour les Engagés +, un "chèque en blanc". Le groupe d'opposition estime qu'une éventuelle réouverture doit s'accompagner de travaux durables, d'une meilleure gestion énergétique et d'une transparence sur le coût réel de l'investissement, mais aussi sur celui du fonctionnement annuel.
Un point sur lequel les deux formations d'opposition se rejoignent donc : La piscine reste un équipement important, mais son avenir ne peut pas être pensé indépendamment de son coût et de son mode de gestion. La question est désormais de savoir si Colfontaine repartira sur le modèle actuel ou si cette longue fermeture sera l'occasion de revoir plus largement sa copie.
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