La robe d’Édith Piaf vendue aux enchères : le Niçois Gil Marsalla n’a pas remporté la mise
Gil Marsalla n’aura pas de regrets. Ce samedi 19 septembre, dans la salle 5 de l’Hôtel Drouot à Paris, le Niçois, fondateur et patron de Directo Prod, a tout fait pour rafler la mise à l’occasion de la vente aux enchères de la robe noire portée par Édith Piaf lors de son concert new-yorkais de janvier 1956. Malgré plusieurs enchères de sa part, et du bluff, la robe noire a finalement été acquise par un autre acheteur pour... 42 000 euros. Elle devrait rester en France.
Pour l’Azuréen, qui a mis sur scène le show Piaf ! Le spectacle aux deux millions de spectateurs à travers le monde, la robe de l’icône française était un objectif. Personnel, mais aussi à plus grande échelle, puisque l’idée de monter un musée autour d’Édith Piaf dans les Alpes-Maritimes est un souhait qu’il partage avec, entre autres, l’association Grasse à Édith, ville où elle a fini sa vie en 1963.
Au sein d’une mise aux enchères Chanson française et internationale regroupant 395 objets dont des photos dédicacées des Bee Gees, une veste de Mike Brant, une paire de gants de Maria Callas ou une brosse à cheveux de Claude François, se cachait, sous le lot 194, la fameuse robe noire d’Édith Piaf, estimée, au départ, entre 12 000 et 14 000 euros. Gil Marsalla souhaitait en faire l’acquisition afin de conserver ce patrimoine culturel en France. Mais la concurrence fut trop féroce.
Mise aux enchères à 10 000 euros au départ, la robe est finalement partie pour 42 000 euros après trois minutes assez intenses, au cours desquelles Gil Marsalla est passé par toutes les émotions. De la sérénité au bluff en passant par le renoncement, il aura tout tenté, même une ultime enchère à 41 000 euros… Mais la concurrence était trop importante.
« J’ai cru à un moment que j’allais pouvoir empocher l’enchère, avoue Gil Marsalla. Je pensais que ça allait passer mais j’étais face à du costaud, on s’est bien battu tous les deux mais j’ai vu qu’il ne voulait rien lâcher. »
A priori, c’est un collectionneur privé qui a remporté la mise. « J’espère que la robe va rester en France », conclut Marsalla. Même si la robe noire n’est pas revenue avec lui dans les bagages, Gil Marsalla ne désespère pas de voir ce fameux musée de la variété française voir le jour, avec des objets cultes d’Édith Piaf comme pièces maîtresses.