La Rochelle s'offre le Stade Toulousain sur le fil lors de la première journée de Top 14
Le Stade Toulousain n'a plus quitté La Rochelle en vainqueur depuis 2021, y récoltant depuis quelques « branlées » pour reprendre le vocabulaire d'Ugo Mola pendant la semaine. C'était d'ailleurs le 5 septembre 2021, déjà à l'occasion d'une première journée de Top 14, et c'était aussi la dernière fois qu'Antoine Dupont avait gambadé à Deflandre. Ce dimanche soir, les mêmes causes n'ont pas produit le même effet.
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Le quadruple champion en titre a chuté à la dernière minute sur une pénalité d'Antoine Hastoy (30-27) alors qu'il menait 24-10 à la mi-temps. Ça n'arrive pas tous les soirs mais les Rochelais ont eu assez de personnalité pour renverser le rapport de force. Et pourtant, ils partaient de loin.
Ils avaient eu le mérite de bien commencer, coffrant l'attraction de la soirée, la recrue italienne Tommaso Menoncello, sur son deuxième ballon mais Nolann Le Garrec manquait la pénalité, pourtant dans ses cordes (2e). Peu de temps après, l'ancien Trevisan perdait son partenaire au centre, Pierre-Louis Barassi, salement touché. Après un début de match équilibré, les Rochelais se firent plus menaçants mais une touche proche de la ligne adverse fut perdue en l'air et le franchissement de Jack Nowell absorbé par la défense toulousaine. Quant au geste de sauvetage de Thomas Ramos pour couper une transmission entre deux Rochelais, il fut considéré comme légal par M. Ramos. Cette pression finit tout de même par payer à la 15e minute, le prometteur deuxième-ligne Charles Kanté-Samba marquant en force (7-0).
Un essai opportuniste de Le Garrec pour relancer la partie
La réplique ne se fit pas attendre. Deux minutes avaient passé quand Menoncello signa son arrivée dans le Top 14 de la manière la plus éclatante (7-7), après un essai en solitaire au bout d'une course de cinquante mètres magistrale, cocktail impressionnant de puissance et de vitesse. Le champion en titre enchaîna. Et imposa aux Rochelais un temps fort très fort, conclu par deux essais rapprochés. Le premier fut le fruit de la domination des Rouge et Noir sur les ballons portés jusqu'à ce que Manny Meafou n'aplatisse.
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Le deuxième, par Romain Ntamack, survint après un gros travail autour d'Antoine Dupont et une très belle passe dans le dos d'Alexandre Roumat. Si les sorties de camp laissaient à désirer, l'efficacité offensive non (10-21, 29e). Pour réagir vite, Ronan O'Gara trancha dans le vif et sortit son pilier droit ainsi que toute sa deuxième-ligne (le staff rochelais avait pris l'option d'un banc 7-1), sans trouver pour autant la parade.
À la 52e, un début de rébellion des avants rochelais et un essai opportuniste de Le Garrec après plusieurs fautes toulousaines rééquilibrèrent les débats (17-24). Une pénalité du demi de mêlée permit encore de se rapprocher. À cet instant, le niveau d'énergie semblait s'inverser, le Stade Toulousain, de plus en plus inconstant, peinant à trouver un second souffle. Une pénalité de Ramos lui donna un peu d'air (20-27, 60e) mais La Rochelle insistait. Un rush d'Oscar Jegou bien relayé par Le Garrec, un essai refusé à Louis Penverne et puis l'égalisation grâce à un essai d'Antoine Hastoy, en supériorité numérique (carton jaune pour Georges-Henri Colombe), sur un premier temps de jeu impeccable (27-27, 66e).
L'embellie rochelaise fut refroidie à la 72e quand l'arbitre infligea un carton rouge au talonneur Tolu Latu pour un déblayage dangereux sur Matthis Lebel. Mais Ramos manqua la pénalité, pourtant facile pour lui. Ce qui n'arriva pas à Hastoy quelques minutes plus tard, pour le plus grand bonheur de Deflandre.