"La Vigie" de Renaud Matgen veille sur Arlon

"La Vigie" de Renaud Matgen veille sur Arlon

Vous ne pourrez pas la louper ! La statue dorée du local Renaud Matgen prend sa place dans un coin de l'auvent de la place Léopold. Faite non pas avec des slices d'ardoises, mais en mousse de polyuréthane de haute densité et recouverte d'une résine de polyester et d'une peinture dorée.

Avec cinq mètres de haut, elle ne passe pas inaperçue. Avec des waouh lors de la chute du rideau, d'autres se montraient plus mitigés en particulier sur la couleur ou le matériau. C'est bien le propre de l'art d'interpeller.

En tout cas, cela n'a pas été une mince affaire de la faire venir de Gironde où réside l'artiste : "Elle pèse 400 kilos avec son pied. J'ai trouvé un système D, plutôt que de passer par un transport qui aurait demandé des sommes importantes, j'ai transformé la remorque de mon bateau. J'ai mis un plancher un bois." Un convoi qui faisait 12 mètres de long pour traverser la France.

Pas en or

Chouchou de la ville, l'expat se réjouissait : "Cela fait énormément plaisir. Déjà la sculpture devant l'hôtel de ville, ça m'avait touché. Et ici, sur la nouvelle place qui est magnifique, je suis comblé. Ma ville me rend énormément fier !

Pour revenir à la genèse du projet, il faut remonter à la Fashion Week : "On s'est donc dit que ce serait sympa de faire une statue avec une résistance plus élevée, pour qu'elle soit pérenne".

Le bourgmestre Magnus de rappeler : "Renaud a proposé de pérenniser cela en la reproduisant en une version plus monumentale pour embellir notre Espace Léopold. Ce n'est pas seulement une commande que le collège et le conseil te font, mais la concrétisation de ton attachement à la ville."À la question quelle est la matière ?"Non, ce n'est pas de l'or, cela ne sert à rien de venir cette nuit !", dira le mayeur.

Reste à lui donner un nom, Renaud Matgen de toujours s'interroger : "J'hésite encore il y avait"Orolaunum"de par les origines de la ville, mais je vais plutôt opter pour"La Vigie". Je trouve que l'image est assez sympa sur cette place où il y a plein d'événements. Elle va surplomber la foule, la Vigie avec un côté bien veillant, je trouve cela assez sympa".

À la question, n'en faudrait-il pas une seconde de l'autre côté de l'auvent ? L'artiste répondait avec malice "Ce n'est pas à moi qu'il faut demander, de toute façon, je suis ouvert."

Avec deux autres artistes au Palais

L'inauguration de cette nouvelle sculpture était aussi le lancement d'une toute nouvelle expo au Palais. On retrouvait d'ailleurs au vernissage les fans de l'habitant de Waltzing.

À ses côtés deux autres artistes. À savoir l'ancien pilote de moto et auto, Didier de Radigues. Des œuvres qui n'ont pas manqué de susciter de l'intérêt. Des photos-peintures aux accents minimalistes : "Renaud m'avait promis qu'il y aurait plein de monde, je constate que c'est vrai !.

Enfin, les œuvres particulièrement colorées de l'Habaysienne Gillian Warzée don't des tableaux de grands formats. L'expo se tient jusqu'au 13 septembre au Palais d'Arlon. Du mardi au dimanche de 13 h 30 à 17 h 30. Une tombola au profit de Child'Ange permet de gagner une œuvre de chaque artiste.


Didier de Radigues : Homme de passion

"Je suis moins connu en tant qu'artiste que par mes activités en sports mécaniques, pourtant je fais de la photo depuis que je suis tout jeune. Un oncle, à trois ou quatre ans, m'a transmis cette passion. Et je ne comptais pas en faire une reconversion, mais un galeriste a insisté. Et quand j'ai vu que cela marchait ! J'ai besoin d'avoir une passion !"


Gillian Warzée : "J'avais la boule au ventre"

Gillian Warzée, après neuf ans, vous voici de retour au Palais, il paraît que vous commencez toujours vos tableaux par les yeux ?

Oui, c'est par le regard qu'on communique. C'est le point central de mes œuvres. Je compose mon tableau autour du regard.

Vous avez été choisie par la Cour grand-ducale pour le portrait de la grande-duchesse. Ce que cela vous a fait ?

Un beau challenge, beaucoup de pression, j'avais six mois et après trois mois, je n'avais pas encore démarré le tableau tellement j'avais la boule au ventre. Et puis, en une semaine, c'est parti.

Ils ont été contents ?

La famille royale a été heureuse du résultat et La grande-duchesse a été marraine de l'expo suivante. Une belle aventure.

Cela vous a ouvert des portes ?

Oui, c'est un beau carnet d'adresses d'avoir travaillé avec la grande-duchesse et la Cour. Cela apporte une plus-value à un artiste et cela ouvre des portes.

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