« La vigilance sécheresse est un appel à la sobriété », insiste la directrice de la Maison régionale de l’eau

« La vigilance sécheresse est un appel à la sobriété », insiste la directrice de la Maison régionale de l’eau

Après deux mois de fortes chaleurs, de plus en plus de communes varoises passent en alerte sécheresse. Pour Karine Viciana, la directrice de la Maison régionale de l’eau, la population va devoir apprendre à changer ses pratiques et adopter des gestes hydro-économes.

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Avec la récurrence des épisodes caniculaires, il serait temps d’adopter des gestes hydro-économes.
Avec la récurrence des épisodes caniculaires, il serait temps d’adopter des gestes hydro-économes.
BOUTRIA LUC / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Avec la canicule qui accable le Var depuis plusieurs semaines, Karine Viciana, la directrice de la Maison régionale de l’eau à Barjols, n’est pas surprise que de nouvelles communes soient soumises à des restrictions. « Avec les vagues de chaleur successives, tout le monde, y compris la nature, augmente ses prélèvements. Assez logiquement, les nappes d’eau passent au-dessous des seuils ».

Les 51 autres communes du département demeurent en vigilance sécheresse.

Cette spécialiste relève un effet pervers lié aux niveaux d’alerte pour la sécheresse. Et plus particulièrement au premier niveau : la simple vigilance. « Lorsqu’un territoire est placé en vigilance sécheresse, c’est pour prévenir la population que le débit des cours d’eau commence à diminuer, que le niveau des nappes baisse. En d’autres termes, qu’il est temps de faire des économies d’eau pour éviter d’accentuer la crise ».

Des pluies oui, mais pas d’orages

Karine Viciana est la directrice de la Maison régionale de l’eau à Barjols.
Karine Viciana est la directrice de la Maison régionale de l’eau à Barjols.
DR

Ce message est visiblement mal compris. « J’ai remarqué que de nombreux particuliers font tout l’inverse. Au lieu d’adopter des gestes plus économes en eau, ils anticipent le passage au niveau alerte, celui où des premières restrictions vont être imposées, et vont avoir tendance par exemple à arroser davantage ». témoigne Karine Viciana. « La vigilance est un appel à la responsabilité partagée, à la sobriété, à la solidarité de tous pour éviter que la situation ne s’aggrave », insiste-t-elle.

Heureusement, des pluies sont annoncées pour les prochains jours. La directrice de la Maison régionale de l’eau n’est étonnamment pas si enthousiaste à l’approche desdites précipitations. Elle s’en explique : « Bien sûr qu’on a besoin de pluie, mais il ne faudrait pas que des orages s’abattent sur le département. Après les incendies, la terre est à nu. Si des épisodes méditerranéens éclatent, les sols seront lessivés, ravinés. La végétation ayant brûlé, des glissements de terrain sont même à craindre ».


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