Le 17 novembre, une nouvelle journée de mobilisation se profile: "Une grande grève dans l'enseignement et rassembler un maximum autour de nous"
Le comité d'avis organisé mardi par la ministre de l'Éducation, Valérie Glatigny (MR), a ouvert un espace de dialogue avec les acteurs de l'enseignement, sans pour autant éteindre la contestation.
Si les représentants des élèves et les acteurs extérieurs à l'école ont salué leur participation aux discussions, les syndicats n'entendent pas renoncer à la mobilisation.
Des échanges insuffisants pour les syndicats
En ligne de mire : le 17 novembre, date symbolique de la Journée internationale des étudiants. "On est enfin arrivés à ce dialogue, mais on aurait espéré y arriver plus vite", regrette Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC-Enseignement. À ses yeux, les échanges restent insuffisants pour répondre aux préoccupations du secteur. Le syndicaliste annonce qu'une action est prévue en novembre, même si ses modalités restent à définir.
Glatigny abat ses cartes : la fin du tronc commun, l'emploi dans le qualifiant, le retour du redoublement… voici ce qui va changer pour les élèvesLe mardi 17 novembre pourrait bien constituer un rendez-vous fédérateur. "Il faudrait profiter de cette date symbolique pour montrer que les étudiants, les parents et les enseignants ne sont pas d'accord avec les orientations du gouvernement." Il évoque aussi les inquiétudes des étudiants du supérieur et du secondaire face à leur avenir.
Le coup de gueule d'une directrice d'école de l'arrondissement de Verviers contre la ministre Glatigny suscite de nombreuses réactions sur FacebookLa Fédération des étudiants francophones (FEF) prépare elle aussi une mobilisation ce jour-là. Sa présidente, Lenaïk Dumont, souhaite élargir le mouvement au-delà des seuls étudiants universitaires, en nouant des contacts avec les syndicats enseignants. "On veut profiter de cette date pour demander une grande grève dans l'enseignement et rassembler un maximum de personnes autour de nous."
Révolte étudiante: la ministre de l'Enseignement Valérie Glatigny évoque une possible "instrumentalisation"Les revendications portent notamment sur des conditions d'études dignes, des frais scolaires accessibles et de meilleures conditions de vie pour les étudiants.
La FEF entend également associer les élèves du secondaire, concernés par les évolutions de l'enseignement.
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