Le Maroc déploie ses forces pour éviter un nouvel exode à Ceuta

Le Maroc déploie ses forces pour éviter un nouvel exode à Ceuta

Alors que de nouvelles publications en ligne partagées des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux appelaient à franchir à nouveau samedi la frontière à Ceuta, ces appels ne semblent pas avoir été suivis. Le Maroc a en effet mis en place un énorme dispositif de sécurité pour éviter toute migration illégale.

Les autorités marocaines ont pris des mesures pour contrer tout nouvel afflux de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le pays maghrébin. Les forces de l'ordre ont ainsi appréhendé vendredi le moindre jeune en bord de mer qu'elles jugeaient suspect, pour le soumettre à un interrogatoire, voire une procédure d'éloignement. Toutes les entrées de la ville sont contrôlées par de nombreux barrages filtrants, et des bateaux de la police patrouillent tout le long de la côte.

Le Maroc a également ajouté de nouvelles lignes de barbelés au niveau du poste-frontière. De quoi dissuader les candidats au départ.

Interrogé dans le 12h30 de samedi, Wissem a participé au grand mouvement migratoire d'il y a deux semaines, avec 70'000 autres personnes, mais cette fois, il ne tentera plus de passer par Ceuta. "Non, je n'y retournerai pas, parce qu'il n'y a aucune solution pour nous là-bas. Le Maroc a exigé qu'on revienne et l'Espagne aussi voulait nous faire partir. Ils ne vont pas nous donner de papiers ou de passeport. Arrivé à Ceuta, je ne m'attendais pas à ce que nous n'ayons rien à manger ni à boire et nulle part où dormir".

Après l'afflux inédit vers Ceuta, environ 2000 personnes dont plus d'un millier de mineurs non accompagnés, sont restés sur place, selon l'administration de l'enclave espagnole.

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À Ceuta, des adolescents marocains dorment toujours dans la rue

À Ceuta, des adolescents marocains dorment toujours dans la rue / 19h30 / 2 min. / jeudi à 19:30

Au Maroc, la crise migratoire de fin juillet a vivement relancé le débat sur la souveraineté de l'Espagne sur les enclaves de Ceuta et Melilla, revendiquées par Rabat. Elle a également fait 11 morts récupérés du côté marocain, d'après Rabat. Sur le versant espagnol, au moins 80 personnes ont perdu la vie, selon une commission espagnole de spécialistes en médecine légale.

D'après plusieurs ONG marocaines dont l'Association marocaine des droits humains (AMDH), au moins 141 personnes ont péri durant cette traversée.

lan avec François Hume