Le mentor d'Oliver Antman nous révèle pourquoi il l'a comparé à Leo Messi : "Anderlecht a recruté un joueur à la technique exceptionnellement élevée"

Le mentor d'Oliver Antman nous révèle pourquoi il l'a comparé à Leo Messi : "Anderlecht a recruté un joueur à la technique exceptionnellement élevée"

Deux ans à peine. Un salon. Des verres Ikea alignés sur le sol en guise d'adversaires. Le petit Oliver n'a pas appris à dribbler, il a plutôt copié. Ses frères et sœurs mais aussi son père jouaient déjà au foot. Lui regardait, fasciné, avant de reproduire. Un mimétisme précoce et instinctif. Entre un statut de "presque" enfant-star et un passage avorté vers Barça, la trajectoire qui a emmené le blondinet du FC Korso à Anderlecht n'a rien d'anodin.

En tant que témoin privilégié, Pertti Kemppinen a suivi chaque pas de son poulain, lui qui a eu Antman sous ses ordres dès ses 3 ans. "Mon souvenir le plus marquant d'Oliver, c'est sa passion sans limite, sa détermination à devenir pro et tout le temps qu'il a consacré à son propre développement, commence le coach finlandais. Nous avons toujours été proches. Pendant de nombreuses années, nous nous sommes retrouvés à l'entraînement presque tous les jours. Tout ça a créé une relation particulière. Il faut dire aussi que sa famille a joué un rôle très important en soutenant sa carrière. Son père comme sa mère ont compté, tout comme sa fratrie."

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Antman décrit le premier, lui aussi entraîneur, au club local de Korso, comme "son premier supporter", tandis que celle qui l'a mis au monde a déménagé en Espagne pour tenter de faire du rêve de son fils une réalité. Elle a même dû lui cacher des articles de presse quand il est devenu une star, à la suite d'un reportage que lui consacre Yle, l'équivalent de la RTBF en Finlande. Cette nouvelle célébrité n'a pas influencé le travail sur le terrain. "Le reportage d'Yle n'a pas changé le regard que je portais sur Oliver, ni la manière dont je l'entraînais, pas plus que le concept des séances, assure Kemppinen. Nous avions aussi d'autres joueurs extrêmement talentueux dans le programme. Aujourd'hui, sept joueurs de l'équipe nationale sont passés par l'école de football Tanoke."

Pettri Kemppinen a eu Antman sous ses ordres dès ses 3 ans.
Pettri Kemppinen a eu Antman sous ses ordres dès ses 3 ans. ©DR

"Développement physique et maturation relativement tardifs"

L'école privée, dont le nom est le fruit de la combinaison de trois mots "taito" (talent), "nopeus" (vitesse) et "ketteryys" (agilité), a par exemple couvé le gardien Viljami Sinisalo (Celtic), Matti Peltola (DC United) et Joel Pohjanpalo (Palerme, mais ex-buteur de Bundesliga). Antman est sans doute le plus connu aujourd'hui, lui en qui Kemppinen a vu la version finlandaise du plus grand joueur du monde. "Quand j'ai comparé Oliver à Messi, c'était avant tout en raison de sa qualité technique exceptionnelle par rapport aux autres de son âge. Sa sœur et son frère étaient doués. Je les ai également entraînés. Un autre facteur important à l'époque était le petit gabarit d'Oliver, car il a connu un développement physique et une maturation relativement tardifs."

Ce qui ne l'a pas empêché d'être remarqué par le club au centre de formation le plus réputé du globe : après avoir impressionné lors d'un stage organisé au pays des 1 000 lacs, à ses 10 ans, Antman a été invité à s'entraîner à la Masia. Quelques mois plus tard, il a été convoqué pour disputer un tournoi avec le FC Barcelone. Si les plans tombent à l'eau quand le club catalan est frappé par cette interdiction de recruter des jeunes de moins de 16 ans à l'étranger, la "comète de Korso" déménage tout de même en Espagne pour rester sur les radars. "Je me suis installé à Malaga, à peu près au moment où Oliver est parti, confie Kemppinen. J'ai donc vu son passage en Espagne comme une étape très positive, susceptible d'accélérer son développement, surtout au vu de l'importance de la culture foot locale et de la qualité de l'encadrement là-bas."

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J'ai vu son passage en Espagne comme une étape très positive.

"Ses meilleures années encore devant lui"

Après des passages dans les clubs de Cornellà, de Damm, un retour en Finlande mais aussi des crochets à Nordsjælland, Go Ahead Eagles et chez les Rangers, Antman tente aujourd'hui de trouver ses marques à Anderlecht. Face au Cercle Bruges ce samedi, il a été décisif pour la première fois depuis son arrivée en délivrant l'assist pour Adriano Bertaccini. "Si je devais dire une chose aux Anderlechtois à propos d'Oliver, ce serait ceci : ils ont un joueur au grand potentiel, dont les meilleures années sont encore devant lui, promet le mentor. Son niveau technique est exceptionnellement élevé, ce qui lui donne la capacité d'exécuter une grande partie des gestes exigés au plus haut niveau."

Son parcours ne l'empêche d'ailleurs pas de rendre hommage à l'homme qui a dirigé ses premiers entraînements. "Nous sommes toujours en contact, sourit Kemppinen. Il reste très disposé à s'impliquer dans notre école. Il a participé à nos stages, y compris cet été, apparaît dans nos vidéos d'entraînement, et nous autorise à utiliser son nom et son image dans nos publications."

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