Le père harcèle sa fille en l'appelant continuellement, en lui envoyant une souris morte et une poupée d'enfance affublée d'un sextoy !

Le père harcèle sa fille en l'appelant continuellement, en lui envoyant une souris morte et une poupée d'enfance affublée d'un sextoy !

Thomas (prénom d'emprunt), un Liégeois âgé de 65 ans a écopé de quatre mois de prison avec sursis probatoire devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir gravement harcelé une de ses filles pendant plus de deux ans entre juin 2023 et août 2025.

Une peine qui s'est ajoutée à une précédente condamnation intervenue le 21 mars 2025 et qui l'avait condamné à 14 mois de prison et 800 euros d'amende pour avoir commis exactement le même type d'exactions sur la même victime !

Thomas a adopté des comportements des plus désagréables, voire inquiétants, envers la jeune femme.

Ainsi, il n'a pas cessé de la contacter alors qu'il savait pertinemment qu'elle ne voulait plus de contacts. Il lui a également envoyé une souris morte dans une enveloppe mais aussi une poupée d'enfance affublée d'un sextoy ! Il a également réalisé des publications insultantes et calomnieuses sur les réseaux sociaux pour nuire à sa fille.

Un comportement pour le moins inquiétant… Il a aussi menacé la jeune femme et lui a laissé des dizaines de messages des plus désagréables, l'accusant de tous les maux.

Le prévenu a tenu des propos choquants devant le tribunal

Il s'est également plusieurs fois rendu non loin du domicile de cette dernière tout en sachant qu'il n'y était pas le bienvenu. Alors qu'il avait présenté des aveux partiels lors de son audition par la police, il a complètement changé de version lors de son passage devant le juge.

Cette fois, il a accusé son ancienne aide-ménagère d'avoir envoyé tous les messages insultants et menaçants…

"J'ai excusé ma fille"

"Elle avait accès à mon ordinateur et mon GSM", a-t-il indiqué. "C'était comme ma fille. Je ne sais pas me servir d'un ordinateur. Elle me racontait des choses pour me monter contre ma fille. C'est peut-être elle qui a envoyé les messages. C'est peut-être elle, c'est peut-être moi. Elle m'a également volé."

Des explications balayées par le juge qui a souligné que les messages contenaient des informations particulièrement intimes. Il a également tenu compte du fait que la personne accusée n'avait aucune raison de commettre de tels faits, mais aussi les explications tardives du prévenu qui ont été inventées pour les besoins de la cause.

L'homme a tenté de justifier ses nombreux passages près du domicile de sa fille. "J'habite à cinq kilomètres de chez elle. Je vais au LIDL qui se trouve à 600 mètres de sa maison."

Le prévenu ne semblait pas enclin à reconnaître ses torts.

"J'ai excusé ma fille parce qu'elle a déposé plainte pour les messages."

La jeune femme a écrit une lettre dans laquelle elle explique que les choses se sont apaisées depuis quelque temps. Elle a estimé que l'aide ménagère avait pu jouer un rôle négatif dans la relation tout en admettant que son père avait déjà, de base, des "problèmes à gérer son agressivité verbale."

Lors d'une précédente audience, le parquet avait requis une peine de 12 mois de prison. Le juge a tenu compte du semblant d'apaisement intervenu entre les parties, mais aussi de la persistance du prévenu à adopter des comportements harcelants.

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