« Le premier objectif est de remettre des bateaux à l’eau » : un nouveau directeur et un nouveau cap pour le port de Bandol, avec 700 places à retrouver

« Le premier objectif est de remettre des bateaux à l’eau » : un nouveau directeur et un nouveau cap pour le port de Bandol, avec 700 places à retrouver

Nouvelle tête, nouveau cap, nouvelle méthode. L’arrivée de David Vincent à la direction de la Société de gestion du port de Bandol (Sogeba) annonce l’entrée dans une nouvelle ère pour l’équipement majeur de la petite station balnéaire, 4e port de plaisance de Méditerranée et 9e de France avec sa capacité de 1 700 places.

Une nouvelle ère qui ne verra pas la concrétisation du grand projet nourri depuis plusieurs années par l’ancien maire Jean-Paul Joseph. « Annuler ce projet a été une des premières décisions que j’ai prises, il était pharaonique et pas du tout dans l’esprit de Bandol, dont je veux conserver l’âme », confirme le nouveau maire de Bandol Franck Bertoncini, qui a assuré l’intérim de la présidence et de la direction générale de la Sogeba depuis son élection, « sans percevoir d’indemnités ».

Rappelons qu’il était entre autres prévu, outre la réhabilitation des infrastructures vieillissantes, une restructuration complète du bassin pour permettre l’accueil de yachts et la construction d’un « pôle nautique » du côté de Deferrari. Soit au moins trois ans de travaux pour un coût estimé à 40 millions d’euros, qui aurait été financé par la vente de garanties d’usage au fil de l’avancement du chantier.

Le port de Bandol dispose de 1550 places, dont 247 postes sont attribués en garanties d’usage.
Photo doc Valérie Le Parc

Environ 700 places à retrouver

« Notre priorité est de réparer l’ancienne panne amodiataires, dans l’objectif qu’elle soit opérationnelle l’été prochain, poursuit le maire. C’est à l’étude et ça pourrait aller vite car les pieux sont en bon état. »

« Nous sommes en train de tout revoir à l’échelle de nos moyens, complète David Vincent. Le premier objectif est de remettre des bateaux à l’eau, d’où l’urgence de travaux sur la panne principale qui peut accueillir environ 700 unités. Elle a été vidée depuis près de quatre ans, ce qui représente environ 1 million de pertes de chiffre d’affaires par an ! »

Une panne à réparer, vidée de ses bateaux depuis près de quatre ans.
Une panne à réparer, vidée de ses bateaux depuis près de quatre ans.
A. F. / Var-matin

Les contrats mensuels remis en place

La panne dite touristique, d’une capacité de 80 places, demeure elle aussi inoccupée en grande partie. « Peu de travaux sont nécessaires pour cette panne, assure le directeur de la Sogeba, dès que nous aurons obtenu les autorisations deux semaines suffiront à la remettre en état et récupérer ces places. »

Dès son arrivée, David Vincent a par ailleurs « remis en place les contrats mensuels, qui avaient été supprimés. Et ils resteront possibles pendant les travaux ».

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Un directeur à l’écoute sur le terrain

« J’ai embauché un directeur qui connaît la mer et le fonctionnement du port, qui est à l’écoute, un homme de terrain. » Le profil de David Vincent correspond à celui que recherchait Franck Bertoncini. « Je privilégie l’humain, nous sommes sur la même longueur d’onde à 100 % », assure le nouveau patron de la Sogeba.

Ce Bandolais de 55 ans, marié et père de deux grands enfants - « qui travaillent à Bandol » précise-t-il - a consacré l’essentiel de sa carrière à la création et la gestion d’entreprises. « J’avais décidé de prendre un peu de recul pour profiter davantage de la mer, mais quand j’ai vu l’opportunité se présenter, je n’ai pas hésité. Je veux apporter ma pierre à l’édifice, je vais consacrer 100 % de mon temps au port de Bandol ! »

Une des premières actions du maire-président et du nouveau directeur de la Sogeba a été de réunir l’ensemble des professionnels du port. « On les a écoutés, c’est important de ne pas imposer un projet sans concertation », estime Franck Bertoncini. « Je veux les associer au projet, ils connaissent la mer mieux que nous, ajoute David Vincent. Tous les jours je suis sur les pannes et je discute avec les gens. Je me dois d’entretenir des liens avec la police municipale de la mer, les douanes, la SNSM, la prud’homie, les loueurs de bateaux, les associations de plaisanciers et de pêche, les 1 100 usagers du port… »