Le président argentin Javier Milei qualifie l'ONU "d'organisation inutile qui ne sert qu'à nourrir une caste de parasites"

Le président argentin Javier Milei qualifie l'ONU "d'organisation inutile qui ne sert qu'à nourrir une caste de parasites"
Le président argentin Javier Milei parle à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU le 23 septembre 2026.

Le président argentin Javier Milei parle à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU le 23 septembre 2026. - MEHMET ESER / ANADOLU / ANADOLU VIA AFP

Le président ultralibéral de l'Argentine a fustigé les craintes sur l'IA et accusé l'ONU d'avoir "regardé de l'autre côté" sur la revendication historique argentine de souveraineté sur les îles Malouines.

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a lancé mercredi 23 septembre, devant l'Assemblée générale de l'ONU, une virulente attaque contre l'organisme, devenu selon lui "une organisation inutile, qui ne sert qu'à nourrir une caste de parasites", et trop timorée sur l'intelligence artificielle.

"Ceux qui devraient garantir la sécurité collective et les droits humains ont échoué dans leur mission et, à la place, ont permis le chaos, la violence et le terrorisme international", a déclaré le président argentin, allié de l'Américain Donald Trump, renouvelant à la tribune une charge contre l'ONU qu'il avait déjà menée les années précédentes.

Javier Milei a notamment accusé l'ONU d'avoir "regardé de l'autre côté" sur la revendication historique argentine de souveraineté sur les îles Malouines (Falkland pour le Royaume-Uni qui les administre), et a dénoncé sa prudence face à l'intelligence artificielle.

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Javier Milei fustige les craintes sur l'IA

Dans un long passage de son discours consacré à l'IA, le dirigeant argentin a vanté "cette super intelligence, comme dit le président Donald Trump, (qui) peut multiplier notre productivité dans des ordres de grandeur que nous ne comprenons pas encore".

Il a fustigé les craintes sur l'intelligence artificielle et les "scénarios dystopiques auxquels on fait habituellement référence pour instiller la peur et favoriser le contrôle de l'État".

"Quand on entend dire que l'État doit contrôler l'intelligence artificielle, il convient de rappeler (...) que l'État n'est pas une créature abstraite, mais des hommes, des responsables et des bureaucrates, et lui accorder le contrôle sur l'innovation, c'est accorder à certains (...) la faculté de limiter ce que les autres peuvent créer", a lancé Javier Milei.

Même s'il ne l'a pas mentionné explicitement, le président argentin semblait se référer aux appels de l'ONU ces derniers mois, par l'intermédiaire de son secrétaire général Antonio Guterres, à une "coordination mondiale", voire une "gouvernance (mondiale) pensée et organisée" face aux menaces de l'IA.

"Une obsession sanitaire" pendant la pandémie de Covid

Par ailleurs, reprenant une critique déjà formulée par le passé à cette même tribune, Javier Milei a dénoncé la posture de l'ONU et des organismes en dépendant lors de la pandémie de Covid-19, y voyant "une expérience globale de contrôle social déguisée en science".

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Pointant du doigt l'Organisation mondiale de la Santé, dont l'Argentine s'est retirée, il a dénoncé "une obsession sanitaire, (qui) retire à la population le droit de travailler, de s'instruire, de faire ses adieux à ses morts", qui s'est traduite "par des millions de morts évitables". "Il y a un mot pour cela: génocide", a-t-il lancé.

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