Le prix du gaz va augmenter de 5,6% en septembre (et la hausse devrait continuer les mois suivants)

Le prix du gaz va augmenter de 5,6% en septembre (et la hausse devrait continuer les mois suivants)

Publié aujourd'hui à 14h14

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36% des Français déclarent avoir peiné à payer certaines factures de gaz ou d'électricité ces douze derniers mois.

36% des Français déclarent avoir peiné à payer certaines factures de gaz ou d'électricité ces douze derniers mois. - Freepik

La Commission de régulation de l'énergie vient de donner l'évolution du prix repère du gaz. Après une très légère accalmie en août, il repartira à la hausse en septembre. Cette augmentation est liée à celle des prix du gaz sur les marchés, mais le pire pourrait encore être à venir.

Ces derniers mois les évolutions du prix du gaz ont été en dents de scie. Après avoir explosé de 15,4% en mai, il a baissé de 4,8% en juin. Pour de nouveau augmenter en juillet (de 7,4%) et baisser dans la foulée de 0,8% en août.

Vous vous en doutez donc, en septembre ce prix repère va augmenter. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient d'annoncer que ce prix de référence à visée indicative (ayant remplacé le tarif réglementé en juin 2023) allait augmenter de 5,6%. Mais contrairement à ces derniers mois, il y a de bonnes chances que cette hausse se répète dans les mois à venir.

Cette hausse en septembre n'aura un impact que pour les quelque 6 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix repère. Si vous êtes abonné à une offre à prix fixe, vous n'êtes pas directement concerné.

Une hausse liée à l'augmentation du gaz sur les marchés

Le prix TTC du kilowattheure (kWh) passera de 0,15848 à 0,16757 euro en usage cuisson/eau chaude. Et de 0,12558 à 0,13474 euros en usage chauffage. Le prix de l'abonnement, lui, reste le même.

La CRE a précisé que cette hausse était "entièrement liée à l'augmentation des prix du gaz sur les marchés".

Pour rappel, le prix du gaz se compose de trois éléments: l'énergie en elle-même, achetée sur les marchés; son acheminement à travers le réseau de gaz et l'entretien de ce dernier; et les taxes. Ici c'est donc cette première composante qui est responsable de la hausse. La CRE répercute le rebond du gaz sur les marchés causé par la reprise des affrontements entre les États-Unis et l'Iran début juillet.

Mais à l'avenir, à plus ou moins long terme, il y a des raisons de penser que chacune de ces trois composantes soit amenée à augmenter.

D'une part, les tensions sur le marché du gaz devraient continuer tant que la guerre dure. Même si celle-ci traverse une phase transitoire, que l'organisation de négociations est en discussion, la situation est encore bien loin d'être totalement apaisée.

Par ailleurs, les stocks européens de gaz sont particulièrement bas en ce moment. Alors qu'habituellement au cœur de l'été ils sont remplis à 70-75%, ils ne le sont qu'à environ 55% actuellement. "Cela signifie que les prix du gaz seront élevés cet hiver", avertissait récemment auprès de RMC Conso l'économiste Jacques Percebois.

L'entretien du réseau gazier va peser sur les factures

Voilà pour la hausse du prix du gaz à court terme. Mais si l'on se projette plus loin, il y a encore plus d'inquiétudes à avoir. Comme nous vous l'expliquions ici, l'entretien du réseau gazier va peser de plus en plus sur les factures. Et pas parce que son coût va augmenter (il restera fixe). Mais simplement car avec l'électrification des usages, il y aura de moins en moins d'abonnés au gaz.

Moins de consommateurs vont donc devoir se répartir un coût qui, lui, ne baisse pas. Ce qui pourrait se traduire par une augmentation des factures de l'ordre de 53% d'ici 2030, d'après une étude du le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc).

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Enfin, une dernière chose pourrait amener à augmenter le prix du gaz à court et à moyen terme. Comme l'expliquait récemment Ouest-France, l'État envisage d'instaurer des quotas de production de biogaz aux fournisseurs d'énergie. Sauf que ce biogaz, plus vert, coûte plus cher. Le surcoût sera donc très vraisemblablement répercuté sur les factures.