"Le seul rempart contre la haine est une mobilisation unitaire" : quelque 300 personnes rassemblées à Perpignan ce lundi 26 octobre pour condamner le crime raciste de Trappes
Un rassemblement de 300 personnes a rendu hommage, ce lundi soir au pied du Castillet de Perpignan, aux victimes de l’attentat raciste de Trappes et s’élever contre les discours haineux.
"Nous sommes Trappes". C’est autour de cet appel national pour condamner le crime raciste qui a enlevé la vie à Pengo Bossio Wangi, un homme noir, et fait cinq blessés dont une fillette, que se sont rassemblées quelque 300 personnes ce lundi 26 octobre à 18 h, au pied du Castillet à Perpignan.
Un appel relayé par les associations locales* antiracistes, antifascistes, pour la laïcité… "Ce rassemblement se veut unitaire, commentait Geneviève Sabathé secrétaire de la Libre pensée. Nous dénonçons ce crime raciste et pointons du doigt les discours véhiculés par certains partis politiques. Dans le climat d’insurrection que nous vivons, un crime raciste peut mettre le feu à la société".
Josie Boucher du NPA ajoutait que cet appel est "un soutien aux victimes, aux familles. Mais aussi de la colère". "La raison de notre présence ce soir, de notre parole unitaire, c’est la lutte contre la banalisation d’une parole décomplexée, haineuse et raciste", poursuivait une militante de SOS Racisme. "Cet acte révulse notre humanité", s’exprimait un membre de la Ligue des droits de l’homme.
Après la prise de paroles de plusieurs représentants "d’associations et mouvements progressistes", ainsi que des femmes musulmanes, une minute de silence a été demandée et respectée pour ce jeune homme tué vendredi 23 octobre par Kevin T., parce qu’il était noir.
Dans la foule, des pancartes ("Le racisme tue", "Touche pas à mon pote", "Ici pas de place pour la haine, "Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit"…), des drapeaux (NPA, LDH, Palestine…), des jeunes et des moins jeunes, quelques politiques de gauche. Des lycéens aussi qui ont du mal à trouver les mots pour décrire ce crime raciste et sont mobilisés "face à la montée du fascisme. Dans ce contexte, il est incontournable d’aller voter".
Tous sur la place de la Victoire étaient d’accord pour rendre hommage aux victimes et tous voulaient aussi désigner des coupables. "Qui a armé le bras du tueur ?". La réponse se trouvait dans toutes les discussions pointant essentiellement l’extrême droite, avec la volonté de "bloquer ce déferlement de haine". Pour la majorité des personnes réunies ce lundi soir, l’objectif commun était de résister à l’extrême droite, d’arrêter les divisions, de faire front unitairement estimant que, malgré quelques discordances, "le seul rempart contre la haine est une mobilisation unitaire".