Le Standard qualifié contre Dender à un train de sénateur
Le Standard sait encore gagner. Il est qualifié pour les huitièmes de finale et c'est l'essentiel. Mais s'il reproduit la même prestation à Genk, dimanche prochain, il reviendra du Limbourg avec une quatrième défaite de suite en championnat, une première depuis décembre 2020. Le succès du soir va soulager un groupe, son entraîneur et un club.
Il a permis de constater, aussi, que Bruny Nsimba n'est pas encore l'attaquant qui va tout révolutionner et qu'à part Abid, les offensives liégeoises manquent de génie. Cette équipe doit encore progresser et retrouver quelques bases après un début de saison réussi. Mais, au moins, la crise est éloignée et l'affaire est faite.
Croky Cup : le Standard élimine Dender malgré une deuxième mi-temps compliquée, Habay sorti mais pas ridiculeCe n'était pas un match à huis clos, le stade était aux deux tiers vide, et malgré les animations, le Standard a été une équipe qui a joué à un train de sénateur, contre Dender. Que fallait-il pour mettre un peu plus de vie dans le jeu liégeois ? Le bruit et la fureur, sans doute, pour sentir la pression du public.
Ou un peu plus de confiance, pour jouer de manière plus libérée. L'équipe de Vincent Euvrard n'a pas mal joué, elle a même mené au score sans démériter, au bout d'un beau mouvement du duo Nielsen-Drammeh, qui a servi Abid, à la demi-heure.
Les Rouches se sont aussi créé des occasions, parfois franches, à l'image d'une frappe de Nielsen ou de Nsimba, surtout en première période, et ils auraient même dû recevoir un penalty, pour une semelle trop appuyée de Breugelmans sur le pied de Nielsen. Il n'y avait pas de VAR, donc il n'y a pas eu franchement débat. Et puisque le Standard était devant, il n'avait qu'à maîtriser son avantage.
Abid encore décisif, Mortensen va devoir souffler : les notes du Standard après le succès face à DenderEt c'est bien le problème. D'abord parce qu'il n'a pas su accélérer pour faire le break ; ensuite parce qu'il a laissé venir Dender, en deuxième période, de manière assez incompréhensible, comme si la peur gagnait les rangs liégeois. Ou la suffisance, ce qui serait plus problématique. Ce qui a été proposé, entre la 55e et la 75e, a en tout cas été un catalogue d'opportunités pour le visiteur du soir, à coups de frappes lointaines, et le rappel que tout n'est pas réglé pour défendre sur les phases arrêtées.
L'un ou l'autre corner, ou coup-franc, a fait passer un frisson dans le stade et Epolo a dû intervenir puisque le marquage avait été trop large. Signe que les Liégeois n'étaient pas sereins, Vincent Euvrard a fait passer son équipe à trois défenseurs centraux, avec la montée de Lavalée à la place de Mortensen, mauvais comme rarement, alors que Fossey avait été remplacé à la mi-temps par Lawrence.
Dans un 3-4-3 qui devait amener un peu plus de maîtrise, le Standard a essayé de mieux finir, avec un semblant de vitesse en plus et Nguene a doublé la marque. Mais il n'a jamais dégagé une maîtrise totale, justement, et c'était tout le souci du soir, entre une impression que cela allait mieux et la furieuse démonstration que cela coince toujours.
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