Les Chevaliers du Fiel : "On peut désormais en parler", Éric Carrière annonce un téléfilm inédit sur TF1 avec le retour des employés municipaux
l'essentiel SÉRIE (6/6). Après plusieurs films et téléfilms, les Chevaliers du Fiel tourneront prochainement pour TF1. Ils reviennent avec leurs personnages fétiches d'employés municipaux, engagés dans un tour de France de la bonne humeur et de la franche rigolade.
Il n’y a pas que sur les planches que les Chevaliers du Fiel ont du succès. Malgré la disparition de C8 où ils étaient comme chez eux, les projets se multiplient sur d’autres chaînes du petit écran, dont un téléfilm en préparation sur TF1.
"On peut désormais en parler car j’ai eu l’accord de la chaîne", annonce Éric Carrière, auteur du scénario qui fera aussi la réalisation avec Francis Ginibre. "C’est une fiction, un téléfilm qui sera diffusé en prime time sur TF1, l’an prochain. Ce sont les municipaux qui reviennent. Ça va s’appeler "Le tour de France des employés municipaux". Et en fait, c’est nous deux qui jouons les rôles principaux. On est employés municipaux à Toulouse. Il y a une grande fête et tout le monde dit que c’est nous les deux meilleurs. En fait, ça veut dire les deux plus gros branleurs. Sous l’effet du vin, de la fête, je fais un discours et je dis qu’on va aller voir ce que font les autres. Donc, ils se font mettre en congé maladie, ils prennent une bagnole de la mairie et ils font le tour de France, de toutes les villes pour voir comment les employés municipaux font dans les autres villes".
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Le périple va ainsi les entraîner à Bordeaux, Nantes, Concarneau, Lens… dans un film de près de deux heures qui sera tourné au printemps prochain.
"Le cinéma, c'est très chronophage"
"On travaille aussi avec TMC et le spectacle qu’on joue en ce moment "Vacances à Dubaï" vient d'être filmé et sera diffusé pendant la période de Noël, je crois", ajoute Francis Ginibre. "On a déjà fait trois longs-métrages de cinéma et plusieurs téléfilms. Mais pour le cinéma, on a calmé le jeu parce que c’est très chronophage. Comme il se passe trois ans entre le moment où Éric commence à écrire, propose l’idée, et le moment où c’est diffusé dans les salles, c’est un peu long".
Contrairement aux spectacles qui peuvent évoluer tout au long de leur existence, les films sont plus contraignants. "On a beaucoup de respect pour le cinéma mais quand je finis un film et que je le vois, je me dis : "bon, maintenant, il faudrait le tourner parce que je sais ce qu’il faut faire", explique Éric Carrière. "Il n’y a que Charlie Chaplin qui s’est payé ce luxe de tourner plusieurs fois le même film, parce qu’à l’époque il y arrivait. Lui pouvait prendre cinq ans pour faire un film et il a fait des chefs-d’œuvre... Mais il l’a fait cinq fois avant de faire le chef-d’œuvre. Sur scène, on fait des trucs qui cartonnent, mais on les répète sans arrêt. Alors qu’au cinéma, ça coûte tellement cher. Tout le monde est pressé. Il y a 80 techniciens, chacun ajoute son grain de sel. Parfois, ça me rend fou".
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"Si Dubosc passe au Zénith demain à Toulouse, il fait 300 personnes".
Nombreux sont les humoristes qui se sont tournés vers le cinéma, mais la plupart ont arrêté la scène. "En général, ils se sont vidés les salles", constate Éric Carrière. "Même les artistes comme Timsit qui est un humoriste qui marchait bien. À partir du moment où ils ont fait du cinéma, c’est plus compliqué. Dubosc en est un grand exemple. S'il passe au Zénith demain à Toulouse, il fait 300 personnes. Pareil pour Dany Boon.
Une lenteur et une complexité dans le tournage qui font que le cinéma n'est pas la priorité des Chevaliers du Fiel. "On est trop habitués maintenant à travailler tous les deux, et ça va très vite", ajoute Francis Ginibre. "Éric me propose des idées, on répète, puis on monte les spectacles. Après, il faut les travailler, évidemment, mais on a une façon de fonctionner qui est très confortable, on va dire, parce qu’on se connaît par cœur".
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Le duo vend 100 000 entrées par an
En moyenne, les Chevaliers du Fiel, qui font régulièrement des salles de 4 000 places, vendent 100 000 entrées par an. "C’est beaucoup", reconnaît Éric Carrière. "On fait ça depuis des années et on gagne bien notre vie. Au cinéma, aujourd’hui, une comédie française qui cartonne fait entre 300 et 400 000 entrées. Après, ça marche aussi sur les plateformes. On a été en tête sur Netflix pendant longtemps".
Le duo reconnaît aussi que le cinéma est un talent que tous ne partagent pas de la même façon. "J’aurais aimé connaître Chabrol qui faisait une seule prise de tout et à la fin, c’était bien", avoue Éric Carrière. "On aurait pu travailler avec Georges Lautner qui nous adorait. Il voulait faire un long-métrage pour nous. Malheureusement, la vie ne lui a pas laissé le temps de le faire. Je parlais avec Lautner pendant des heures et des heures de ça. Il tournait comme nous, c'est-à-dire qu’il disait : "On va bien voir, allez, on la refait, on la refera demain".