Les critiques et menaces de boycott n’y changent rien: la FIFA persiste, signe et poursuit son plan

Les critiques et menaces de boycott n’y changent rien: la FIFA persiste, signe et poursuit son plan

Gianni Infantino, le patron de la FIFA © Photo News

FIFA

La FIFA a dévoilé mardi un projet de création d’une société qui serait chargée de gérer ses activités commerciales, d’organiser la Coupe du monde et ses autres tournois et d’accroître “le financement alloué au développement du football”, le tout grâce à l’arrivée d’investisseurs extérieurs, confirmant ainsi des informations du Times parues plus tôt dans la journée. Un projet qui provoque un tollé au niveau mondial et rejeté par l’UEFA et l’Union européenne, notamment.

Rédaction

31 juillet 2026, 08:32Dernière mise à jour: 08:43

Ajoutez-nous à vos favoris Google

📌 Ce que l’on sait du projet

✅ La FIFA veut créer la FIFA Forward Enterprise (FFE) pour gérer ses activités commerciales.

Des investisseurs privés pourraient entrer au capital, mais sans prendre le contrôle de la société.

✅ La FIFA promet plus de 10 milliards de dollars pour financer son développement.

Un projet contesté: l’UEFA menace de boycotter les compétitions de la FIFA, la CONCACAF a également marqué son désaccord.

Rien n’est encore décidé: le projet doit encore être approuvé par le Conseil de la FIFA.

En direct

En Direct

Consultez les mises à jour importantes

08:23

La FIFA affirme continuer son plan malgré les critiques

La FIFA a annoncé vendredi qu'elle comptait poursuivre son projet de création d'une société commerciale ouverte aux investisseurs étrangers, malgré les critiques et menaces de boycott des nations européennes.

"Notre processus de consultation prévu a été perturbé par des informations médiatiques erronées", a déclaré vendredi la Fifa, l'instance dirigeante du football mondial, dans un communiqué, avant d'ajouter: "nous poursuivrons ce processus de consultation afin de garantir que chaque association membre puisse exprimer son vote sur la base de faits".

© REUTERS

02:12

La CONCACAF rejette aussi le projet

La CONCACAF, qui regroupe 41 fédérations de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a formellement rejeté le projet de la FIFA.  

"Au cours de la réunion, les membres ont exprimé de vives inquiétudes quant à l'absence de procédure régulière entourant cette proposition, au délai artificiellement court imposé et au fait qu'aucun organe de gouvernance compétent de la FIFA ne l'a examinée ni approuvée", écrit la CONCACAF dans un communiqué.

"Pour ces raisons, la CONCACAF et ses 41 associations membres ont rejeté la proposition", ajoute-t-elle en "réaffirmant que l'avenir du football - et son plus grand atout - doit rester entre les mains de notre famille du football".

01:33

L'UEFA menace de boycotter la Coupe du Monde: "Elle n'est pas à vendre"

Les 55 fédérations européennes de football membres de l'UEFA ont décidé jeudi de renoncer à jouer la Coupe du monde masculine et féminine afin de protester contre le projet de la FIFA de céder des parts à des investisseurs privés. Le vote au sein de l'UEFA a été unanime en faveur du boycott.

"La Coupe du monde ne peut être considérée comme un produit d'investissement" souligne l'UEFA dans son communiqué. "Elle constitue l'un des plus grands héritages sportifs du football. Elle a été bâtie au fil des générations par des joueurs, des équipes nationales et des supporters sur tous les continents. Aucune de ses composantes ne doit jamais être cédée à des investisseurs privés. La Coupe du monde n'est pas à vendre." 

© REUTERS

14:28

Hier

Al-Khelaïfi comme un possible rival d'Infantino?

Plusieurs figures influentes du football européen estiment que Nasser Al-Khelaïfi, l'actuel président du PSG, pourrait être le seul capable de battre Gianni Infantino lors de la prochaine élection à la présidence de la FIFA. C'est ce qu'affirme Politico.

Ces dirigeants espèrent que le président du PSG acceptera de se présenter face à Infantino, qui semble jusqu'ici en bonne voie pour décrocher un quatrième mandat en 2027. Leur objectif serait notamment de faire barrage au très controversé projet de la FIFA visant à ouvrir une partie de ses activités commerciales à des investisseurs privés.

Cet espoir devrait toutefois rester lettre morte. Un représentant de Nasser Al-Khelaïfi a indiqué que ce dernier n'avait aucune ambition de briguer la présidence de la FIFA.

"Nasser n’a absolument aucune ambition, aucune intention ni aucun intérêt pour ce rôle à la FIFA", assure un proche de "NAK". "Il continuera à soutenir discrètement toutes les institutions du football mondial et européen" a-t-il ainsi rappelé.

Nasser Al-Khelaïfi est l'une des personnalités les plus influentes du football actuel. Il préside l'Association des clubs européens (ECA), siège au comité exécutif de l'UEFA et dirige également le groupe beIN Media, détenteur des droits de diffusion de la Coupe du monde et de la Ligue des champions dans plusieurs pays.

© AFP

10:53

Hier

La CAF appelle ses membres à "examiner" la proposition

La Confédération africaine de football (CAF) a appelé ses associations membres à "examiner" le projet de la fédération internationale (FIFA) de créer une société commerciale ouverte aux investisseurs privés et "à participer au processus de consultation" lancé par l'instance mondiale du football.

"Le Président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, tiendra une réunion du Comité Exécutif de la CAF la semaine prochaine afin, entre autres, d'examiner et d'évaluer l'initiative proposée", a fait savoir l'organisation dans un communiqué publié mercredi soir. Dévoilé mardi, le projet de la FIFA prévoit la création d'une société, la Fifa Forward Enterprise (FFE), chargée de gérer ses activités commerciales (diffusion, sponsoring, billetterie, octroi de licences) et événementielles (Coupe du monde, Coupe du monde des clubs, etc.).

09:19

Hier

Infantino et Trump à la Une de l'Équipe

"Où s'arrêteront-ils?": c'est la question que le quotidien sportif français L'Équipe se pose en grands caractères à la Une de son édition de jeudi, en réaction au projet du président de la FIFA, Gianni Infantino, de céder une partie des activités commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés.

Ce projet a déjà suscité de nombreuses critiques dans le monde du football, et L'Équipe ne cache pas son scepticisme, d'autant que le nom de Donald Trump est évoqué. L'instance mondiale a expliqué travailler avec la banque d'affaires J.P. Morgan, et le fonds d'investissement Thrive Eternal qui "devrait prendre la tête du groupe d'investisseurs potentiels pour la FFE" (ce fonds d'investissement a été fondé par Joshua Kushner, le frère de Jared, gendre du président américain Donald Trump).

En Une, le journal met ainsi en scène Trump et Infantino côte à côte, entourés de billets de banque volant dans tous les sens. "Après le mélange des genres entre football et politique durant le Mondial américain, une nouvelle ligne rouge est franchie", conclut le quotidien français.


09:13

Hier

La Pro League s'oppose au projet de la FIFA

La Pro League, la ligue des clubs professionnels belges, a réagi mercredi auprès de Belga aux projets de la FIFA visant à vendre des parts des Coupes du monde de football. "Le rôle de la FIFA est de protéger le football, pas de le vendre", estime la Pro League.

Mardi, on a appris que la FIFA envisageait de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Les projets du président Gianni Infantino, qui sont apparus quelque peu à l'improviste, provoquent beaucoup de remous dans le monde du football. Il s'agit des droits commerciaux des principaux tournois de la FIFA : les Coupes du monde masculines et féminines, ainsi que la Coupe du monde des clubs.

"La Coupe du monde n'est pas un capital-investissement de la FIFA", réagit la Pro League par la voix de son CEO, Lorin Parys. "Sa valeur est créée chaque jour par les clubs, les championnats, les joueurs et les supporters, mais ce sont justement ceux qui font vivre le football qui n'ont ni droit de regard, ni droit de vote. Quiconque vend aujourd'hui une participation sans réfléchir offre demain aux investisseurs privés un droit permanent sur le football." 

La Pro League estime que la FIFA se méprend sur sa mission: "La mission de la FIFA est de protéger le jeu, et non de mettre en gage son joyau en échange d'un soutien à court terme."

Lorin Parys, CEO de la Pro League
Lorin Parys, CEO de la Pro League © Photo News, An Rogier

09:12

Hier

Infantino défend son projet

Le patron de la FIFA Gianni Infantino a défendu son projet critiqué de créer une société commerciale ouverte aux investisseurs privés visant à augmenter les revenus du football, "une opportunité mais pas une obligation", a-t-il affirmé mercredi.

Son plan représente "une proposition, une offre" qui s'inscrit "dans le cadre d'un processus démocratique". "Surtout, c'est une opportunité, mais pas une obligation (...) Elle marque le coup d'envoi du processus de consultation", a affirmé le dirigeant dans une vidéo publiée par la FIFA.

Plusieurs instances de premier rang ont partagé leurs inquiétudes au sujet de ce projet qui bouleverserait l'équilibre actuel, comme les fédérations anglaise (FA) et française (FFF), la Pro League belge ou la confédération européenne (UEFA).

© IMAGN IMAGES via Reuters

“L’administration de la FIFA explore l’idée de réunir tous les droits commerciaux - couvrant la diffusion, le sponsoring, la billetterie et l’octroi de licences - avec la mise en oeuvre opérationnelle de ses tournois à travers la création de la FIFA Forward Enterprise (FFE)”, précise le communiqué de l’instance qui gère le foot mondial. “La FIFA invitera des tiers à réaliser des investissements minoritaires, et sans contrôle” au sein de cette société, ajoute-t-elle.

“La FIFA garderait le contrôle exclusif de la FFE à travers une représentation majoritaire au conseil d’administration”, précise le communiqué, ainsi que “l’autorité exclusive” sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier, les décisions réglementaires...

Aussi dans l'actualité