"Les gens ne bougent plus" : face à l’explosion des prix du carburant, la consommation s’effondre de 40 % dans certaines stations
Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a alerté mardi 27 octobre 2026 sur un "véritable effondrement" de la consommation de carburant en octobre, avec une baisse de 40 % dans certaines stations. En cause, la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient. Le gouvernement promet une baisse des prix dès le 1er novembre.
Les prix s’envolent mais la consommation, elle, chute. Le PDG de l’une des principales chaînes françaises de supermarchés, Coopérative U, Dominique Schelcher, a qualifié mardi 27 octobre 2026 de "véritable effondrement" de la quantité de carburant vendue en octobre, dont le coût a flambé ces derniers mois en raison de la guerre au Moyen-Orient.
"La chose la plus frappante actuellement" c’est le "véritable effondrement de la consommation de carburant" au mois d’octobre, s’est ému le patron du groupe de grande distribution sur Cnews/Europe 1. "Chez Coopérative U, c’est – 10 de volume depuis le début de l’année […] et là, on a des (stations-service) au mois d’octobre, c’est jusqu’à – 40 % de volume de consommation", a quantifié le dirigeant.
Qui en explique les raisons : "Les gens ne bougent plus", ils "restent à la maison, sacrifient beaucoup de choses" parce que le prix de carburant "pèse trop sur leur budget à date".
Des prix en baisse "dès le 1er novembre"
Des manifestations contre la vie chère, notamment la flambée des prix du carburant, ont rassemblé en France des centaines de milliers de personnes les 17 et 24 octobre. Deuxième économie de la zone euro, la France est en plein débat budgétaire alors que le pays, très lourdement endetté et sous surveillance des marchés financiers, dispose de très peu de marges de manœuvre.
Mi-octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis que les prix du gazole baisseraient pour les consommateurs "dès le 1er novembre" grâce au déstockage de millions de barils et au bon vouloir des distributeurs. La baisse attendue du prix à la pompe pourrait aller de 12 à 18 centimes par litre, selon le gouvernement, ce qui représenterait "environ dix euros d’économies à chaque plein en moyenne".
"Ça donnera une petite bouffée d’oxygène à partir de la semaine prochaine mais ce ne sera pas tous les jours et pas tout le temps parce que ça ne sera qu’une part de la consommation qui est concernée", a averti le PDG.