Les handballeuses niçoises battent Larvik et prennent une option pour la qualification européenne
C’est à un véritable monument du handball européen que les Niçoises s’attaquaient ce samedi soir. Un adversaire qu’on les croyait néanmoins capables de fixer droit dans les yeux, malgré un début de saison en demi-teinte (3 défaites en 4 journées de championnat) et ce fossé immense, en termes de vécu, de palmarès, qui sépare les deux clubs sur la scène continentale.
Et, dans les faits, c’est tout Charles-Ehrmann qui s’est laissé embarquer dans une fin de match complètement dingue, laissant à ses portes le désenchantement se vider de sa toxique substance….
Sébastien Mizoule a souvent pointé, cette saison, le manque de « justesse » de ses joueuses, en particulier dans le secteur offensif.
Et, en tout début de match, on crut bien voir ressurgir ces vieux démons dont il cherche à se débarrasser et qui plombent régulièrement le rendement de son équipe. Mais, portées par leur capitaine, Marine Dupuis (4 buts à la suite), les Aiglonnes s’offraient un premier break intéressant (8-5, 15’).
Avant que les débats ne se rééquilibrent très vite par la suite. Mordantes et agressives à souhait en défense, les Azuréennes donnaient l’impression de pouvoir, sans trop de difficultés, anesthésier cette équipe de Larvik qui, bien que développant un jeu simple et direct, punissait toutefois son hôte à chacune de ses erreurs. Si bien qu’à la pause, l’écart semblait bien ténu, fragile (15-14). Et le suspense, lui, était toujours entier…
Scénario fou
Au retour des vestiaires, le doute continuait à tarauder les esprits les plus rétifs, d’autant que si la réussite semblait vouloir bouder les Niçoises, ces dernières éprouvaient aussi toujours autant de mal à régler la mire, face à la cage adverse. Néanmoins, sur un nouveau temps fort, l’écart au tableau d’affichage se creusait à nouveau, grâce à un but inscrit en pivot par Louna Bénézeth (20-17, 38’). Pas suffisant, néanmoins, pour crier victoire trop tôt…
D’autant que, malgré toute l’énergie, toute l’intensité mises sur le terrain, les Norvégiennes n’abdiquaient pas. Et revenaient même à 24-24, avant de prendre les devants, pour la première fois de la partie (25-24), à seulement 5 minutes du terme. Crispant…
De passer alors par tous les états, avant qu’un dernier but signé de l’intenable Louna Bénézeth, suivi d’un arrêt décisif de Cécilia Errin ne transforment l’instant en moment d’Histoire. Un bonheur que Louna Bénézeth partageait volontiers. « C’est le genre de match qu’on aime jouer. Avec de l’intensité. On n’a rien lâché et franchement, je suis trop fière de mon équipe…. »
Une certitude : les Aiglonnes n’auront que peu de temps pour profiter, puisqu’elles vont enchaîner, dès mercredi, avec – hasard du calendrier – la réception de Dijon, qui n’est autre que le tenant du titre dans cette EHF European League. Avant de filer en Norvège pour y disputer, samedi prochain, un match retour où il faudra mettre a minima les mêmes ingrédients pour envisager se hisser au 3e tour préliminaire…