Les manœuvres de l'UEFA pour faire tomber Infantino - Sport.fr

Les manœuvres de l'UEFA pour faire tomber Infantino - Sport.fr

La guerre est déclarée au sommet du football mondial. L’UEFA veut empêcher Gianni Infantino d’être réélu à la présidence de la FIFA en mars 2027 et cherche désormais le candidat capable de le battre.

L’avenir de Gianni Infantino à la tête de la FIFA est sérieusement contesté. Selon les informations de L’Équipe, l’UEFA d’Aleksander Ceferin travaille activement pour faire échouer sa réélection lors du prochain congrès électif, programmé le 18 mars 2027 à Rabat. Les relations entre les deux instances se sont considérablement détériorées, notamment après le projet finalement abandonné d’ouvrir une partie des droits de la Coupe du monde à des investisseurs privés proches de Donald Trump.

L’UEFA tente désormais de bâtir une coalition internationale anti-Infantino. Des rapprochements sont notamment effectués avec la Concacaf et l’AFC, tandis que l’instance européenne cherche également des soutiens en Afrique, notamment auprès de l’Algérie, du Sénégal ou de la Tanzanie. Plutôt qu’une tentative risquée de destitution immédiate, la stratégie privilégiée serait de battre Infantino dans les urnes. Un choix qui impose de trouver rapidement un adversaire crédible puisque les candidatures devront être déposées avant le 18 novembre.

Plusieurs candidats pour défier Infantino

Le favori pour mener cette offensive serait Victor Montagliani, président canadien de la Concacaf. Longtemps pressenti pour viser la FIFA en 2031, le dirigeant de 60 ans pourrait avancer son calendrier de quatre années. Le président de l’AFC Salman bin Ibrahim al-Khalifa, déjà battu par Infantino lors de l’élection de 2016, constitue une autre possibilité. Deux Français sont également évoqués : Arsène Wenger, actuel directeur du développement mondial du football à la FIFA mais récemment critique envers Infantino, et Kevin Lamour, ancien numéro 3 de l’instance mondiale récemment licencié. Ceferin a pour sa part exclu de se présenter. L’objectif de l’UEFA serait justement de soutenir discrètement un candidat issu d’une autre confédération, afin que l’élection ne se transforme pas en simple affrontement UEFA-FIFA.

En parallèle, la pression continue de monter sur Infantino. L’UEFA a notamment menacé la FIFA de poursuites judiciaires concernant le projet de vente d’une partie des droits du Mondial et cherche à mettre au jour d’autres éléments susceptibles d’affaiblir son président. À sept mois de l’élection, la bataille pour le contrôle de la FIFA est donc déjà pleinement lancée.

UEFA are set to drop their threat of boycotting Fifa competitions.

They have received assurances there will be no repeat of Gianni Infantino's plan to sell stakes in the World Cup to private investors, BBC Sport has been told.

The matter will be discussed at a meeting of UEFA's… pic.twitter.com/tLvSvSmwA6

— BBC Sport (@BBCSport) August 26, 2026