Les sites de GSK de Wavre et Rixensart bloqués depuis ce jeudi matin: "En plus de 30 ans, je n'ai jamais vu autant de monde devant les entrées"
Les piquets de grève ont été mis en place en réaction au projet de restructuration annoncé mercredi par la direction de la filiale belge du groupe britannique, qui prévoit la suppression de 1.217 emplois, dont 482 parmi les employés et 735 parmi les cadres.
"Les entrées principales des deux sites sont toujours bloquées et toutes les entrées connexes aussi. Nous ne laissons rentrer que les gens qui doivent s'occuper des animaux et ceux devant passer pour des raisons de sécurité", a précisé le délégué de la FGTB pour les cadres Karim Aifa.
"En plus de 30 ans, je n'ai jamais vu autant de monde devant les entrées. Je pense que les travailleurs commencent à prendre la mesure de l'importance de l'annonce", a ajouté M. Aifa.
guillementNous avons peu d'espoir de parvenir à réduire drastiquement le nombre de suppressions d'emplois, mais on y croit quand même.
Les représentants syndicaux doivent se réunir au cours de la journée pour déterminer les suites à donner à cette annonce. "Nous avons peu d'espoir de parvenir à réduire drastiquement le nombre de suppressions d'emplois, mais on y croit quand même. Nous allons essayer d'être inventifs pour limiter autant que possible l'impact forcé", a-t-il encore indiqué.
M. Aifa s'est toutefois montré prudent quant aux possibilités de reclassement au sein de l'entreprise, estimant que la conjoncture actuelle pourrait être moins favorable qu'en 2020, lorsque des solutions avaient pu être trouvées pour certains travailleurs.
Le blocage avait débuté dans la nuit de mercredi à jeudi, pour une durée de "minimum" 24 heures, avait fait savoir Anthony Morelli, délégué syndical Setca.
Les syndicats ont par ailleurs déposé un préavis de grève en front commun et à durée indéterminée.
La première phase prévue par la loi Renault en vigueur lors des licenciements collectifs, celle de la consultation et de l'information, ne devrait plus tarder à débuter. L'idée sera alors d'organiser un conseil d'entreprise extraordinaire par semaine, selon le délégué syndical Setca.