« Les travaux nous ont convaincus » : les travaux de réaménagement de la pinède de Juan-les-Pins terminés, place au verdict des habitants et commerçants
Sur la plage, les pieds en éventail sur la serviette, les touristes et les locaux profitent déjà du début de la journée, ce jeudi 13 août 2026, dans le sable, au niveau de la pinède Gould, à Juan-les-Pins.
Le drapeau vert flotte, les vagues s’enroulent doucement sur le rivage, tandis que déjà, des employés municipaux nettoient la promenade, dont les travaux dans ce secteur se sont fraîchement terminés au début du mois.
« Avant, nous partions ailleurs pendant l’été. Mais les travaux nous ont convaincus que les vacances ici, c’est pas si mal », rigole Juliette, qui se prélasse au soleil sur les nouveaux escaliers, dont l’inauguration se fera officiellement en septembre.
« C’est plus esthétique, c’est bien réussi »
La pièce maîtresse de cette réfection, en forme d’amphithéâtre, vient compléter l’aménagement du bord de mer, déjà agrémenté d’une nouvelle plage en régie municipale − et ses 72 transats − inaugurée début juillet. La plage privée des Pirates, encore en travaux, attend, elle, une réouverture probable après la saison estivale.
« On ne venait pas trop souvent mais c’est plus esthétique, c’est bien réussi. Il y a vraiment un avant et un après. Je suis agréablement surprise car c’est très propre », s’accordent Marie-Christine et Laura, mère et fille habituée de l’endroit.
Même retour positif pour Vanessa, antiboise qui se rappelle l’avant travaux comme si c’était hier. « Il n’y avait que des murs. Ils ont rajouté des accès à la mer, j’aime bien ! Mais, ça a mis beaucoup de temps (1) pour pas grand-chose », nuance-t-elle.
« J’espère que les prix ne vont pas flamber »
Se dirigeant vers la plage, Fabrice, jeune retraité vivant à quelques mètres de la mer, « valide » : « C’est un gros plus et ça donne un coup de jeune. J’espère que les prix ne vont pas flamber et que l’insécurité soit prise en considération. Hâte de voir la fin des travaux à Juan. L’été prochain, on sera au top ! »
Des inquiétudes déjà ou bientôt balayées : l’accès pour les personnes à mobilité réduite, situé sur le côté un peu plus loin, sera complété prochainement par l’installation d’une rampe d’accès sur les escaliers. « Le site sera également surveillé à l’aide d’une caméra de vidéoprotection », précisait le maire, Jean Leonetti, mardi 11 août sur Facebook.
« On regrette que quelqu’un ne soit pas passé nous consulter »
Jean François Ottonello / Nice-matin
Les commerçants, eux aussi, se réjouissent de la fin des travaux dans la zone. Pour Eric, gérant de la boutique Arfi, « c’est très joli ce qu’ils ont fait ! C’est beaucoup mieux avec les grands escaliers, c’est très beau. Quand tout sera fini, ça aura un côté très luxueux. »
D’autres, situés à proximité, sont plus partagés (2). « La promenade en elle-même est très bien. Ils ont fait un revêtement superbe, il faut maintenant veiller à maintenir sa propreté et son éclat », affirment-ils d’une même voix, avant de reprendre : « Quel est le but d’un escalier d’amphithéâtre pour déboucher sur des matelas de plage ? On regrette que quelqu’un de la mairie ne soit pas passé nous consulter. Dans la vox populi, il y a des idées à prendre, on a toujours besoin de plus petit que soit. »
Le secteur Garoupe encore en cours
Reste encore à terminer le secteur Garoupe, au cap d’Antibes. Le gros du chantier, situé sur la partie ouest du site, consiste en « l’aménagement de la promenade surélevée et des établissements » allant jusqu’au point de départ du sentier du littoral. Une pause des travaux, début juillet, a permis l’ouverture pour la saison estivale des deux plages publiques.
Pour rappel, entrepris fin 2024, les travaux engagés sur le secteur Baudouin, Pinède et Garoupe ont nécessité une enveloppe de 22,3 millions d’euros.
(1) En 2024, les travaux étaient à l’arrêt à cause de recours déposés par les habitants de la Villa Stella Maris, situé à proximité, qui confiaient craindre les potentielles nuisances engendrées pendant et après la refonte de la plage de la Pinède (voir nos éditions précédentes).
(2) Les personnes concernées ont préféré garder leur anonymat.