Loi d'urgence agricole: Marine Tondelier dénonce le faible poids de l'écologie sous Macron
Marine Tondelier, dirigeante des Écologistes, a dénoncé mercredi 22 juillet le poids politique "zéro" du ministère de la Transition écologique sous Emmanuel Macron, alors que Monique Barbut a failli remettre sa démission au chef de l'État, avant de finalement accepter de "poursuivre sa mission".
"Bon courage à la personne qui acceptera de reprendre le flambeau de la figuration": Marine Tondelier s'est directement attaquée à la politique gouvernementale en matière d'écologie, ce mercredi 22 juillet, après le vote de la loi urgence agricole.
"Le passage de Monique Barbut à ce poste a au moins eu la vertu de confirmer le poids politique dont dispose ce ministère sous Sébastien Lecornu: zéro", a réagi la candidate des Écologistes à la présidentielle de l'année prochaine, dans un message adressé à la presse.
Revirement de situation "à la demande" de Macron
Dans un premier temps mercredi, Monique Barbut a annoncé qu'elle "présenterai(t)" sa "démission au Président de la République", signifiant ainsi ses désaccords après l'adoption définitive de la loi d'urgence agricole. Elle a finalement accepté de "poursuivre sa mission" et de rester en poste "à la demande d'Emmanuel Macron".
Le Parlement a entériné mardi 21 juillet ce projet de loi agricole, qui comporte notamment la réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l'Union européenne mais interdits en France.
"Le mandat d'Emmanuel Macron s'est ouvert par la démission d'un ministre de la Transition écologique (Nicolas Hulot, NDLR) lassé de ses reculs sur le sujet. Il se termine par la démission de sa ministre de la Transition écologique lassée de ses reculs sur le sujet", tance Marine Tondelier.
"Cette semaine, c'est elle qui démissionne. Mais demain, c'est tout ce gouvernement qui devrait l'imiter. Pour l'ensemble de son œuvre en matière d'écologie a minima", a-t-elle poursuivi.
Sur le même sujet
En neuf ans de mandat d'Emmanuel Macron, huit ministres de la Transition écologique se sont succédés. Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, a lui salué sur X la volonté de démissionner de Monique Barbut. "Enfin: la ministre de l’Écologie place sa conscience humaine au-dessus des injonctions politiciennes de la coalition pour les pesticides et les lobbies de l’agrobusiness", a écrit le leader de La France insoumise.