Lyon. La Presqu’île complètement dévastée ce samedi : des scènes de pillages sans précédent à Lyon ?
Les violences en marge des manifestations sont devenues quasi systématiques ces dernières années à Lyon mais les scènes de pillage n’avaient jamais atteint un tel niveau dans la capitale des Gaules.
Ainsi, en 2018, si les tensions et les dégradations matérielles avaient été nombreuses lors de certaines manifestations des Gilets jaunes, aucune n’avait donné lieu à des pillages de commerce contrairement à Paris.
C’est en 2023 que la situation a dégénéré, le 1er Mai, à l’issue de plusieurs semaines de mobilisation contre la réforme des retraites. Ce jour-là, les syndicats avaient appelé au premier défilé unitaire depuis 2009 et espéraient une mobilisation historique. Mais la fête avait rapidement été gâchée par la présence d’au moins « 2 000 individus à risque », selon les termes de la préfecture dont 1 000 formants un black block.
Dès le début de la manifestation et tout au long du parcours, des vitrines avaient été brisées. Comme lors de défilés précédents à cette période, banques, assurances et agences d’intérim avaient été la cible privilégiée des casseurs. Mais, alors que certains casseurs voulaient s’en tenir à ces symboles, d’autres s’étaient attaqués à un magasin de quincaillerie puis, entre l’avenue Félix-Faure et le carrefour Saxe-Gambetta, à un magasin de vélos, à un Carrefour City, et à un magasin Naturalia pour finir par le Mono prix de la place Bellecour.
5 nuits d’émeutes et de pillages
Comme ailleurs en France, Lyon et les communes alentour ont aussi été le théâtre de violences urbaines après la mort de Nahel, un adolescent franco-algérien de 17 ans, tué par un policier lors d’un contrôle, le 27 juin 2023.
Ces émeutes avaient duré 5 nuits marquées par des incendies, des dégradations de mobiliers urbains et des pillages visant notamment à Lyon un concessionnaire de motos, un magasin de vélo, des magasins Monoprix et U, des boutiques Orange, Courir, JD Sports, Lacoste, Vuitton, Pandora, etc. à Bellecour, Cordeliers, Ainay, à Saxe-Gambetta, Cuire…
Une trentaine de commerces avaient ainsi saccagés et vidés dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2023.