Marco Rubio se réconcilie avec la Colombie et met le cap vers l’Équateur

Marco Rubio se réconcilie avec la Colombie et met le cap vers l’Équateur

Diplomatie.

Mardi 8 septembre, le secrétaire d’État américain était en déplacement à Barranquilla, en Colombie, où il a affiché sa proximité avec le nouveau président d’extrême droite du pays, Abelardo de la Espriella. Ce mercredi, Rubio arrivera en Équateur pour rencontrer le président, Daniel Noboa.

Le président colombien, Abelardo de la Espriella, et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, à Barranquilla, en Colombie, le 8 septembre 2026. PHOTO FERNANDO VERGARA/REUTERS

La tournée sud-américaine de Marco Rubio se poursuit et entre dans le vif du sujet. Mardi 8 septembre, le secrétaire d’État américain a fait étape en Colombie, où il a rencontré Abelardo de la Espriella, avocat d’extrême droite, fraîchement élu à la présidence de la République, qui a entamé son mandat le 7 août dernier. L’objectif de ce déplacement en Amérique latine, qui va ensuite mener Rubio en Équateur et enfin au Pérou, est “de renforcer l’influence régionale de Washington”, analyse El Mundo, et cela tombe bien, car avant l’arrivée de De la Espriella, les rapports entre Washington et Bogota n’étaient pas au beau fixe.

Cette semaine, nos articles sont

en accès libre

dans l’application

Le média espagnol évoque en effet “des relations tumultueuses entre Washington et l’ancien président colombien de gauche, Gustavo Petro”. Une page que veulent rapidement tourner Rubio et De la Espriella, ce dernier ayant même affirmé à l’issue de la rencontre que “la Colombie souhaite se positionner à nouveau comme le principal partenaire des États-Unis en matière de sécurité dans la région”.

Concrètement, détaille depuis Bogota El Espectador, les deux hommes politiques ont signé des accords qui entreront en vigueur dans les six mois. Ceux-ci “prévoient une série de mesures visant à consolider un programme commun destiné à promouvoir la sécurité énergétique, la transition énergétique, la compétitivité industrielle, l’innovation technologique et le renforcement des capacités institutionnelles”. Les États-Unis entendent aussi aider Bogota à développer son nucléaire civil et, éventuellement, à moderniser ses avions, radars, drones, hélicoptères et autres instruments qui peuvent aider le pays à lutter contre le narcotrafic.

La lutte contre le trafic de drogue sera aussi au centre de la visite de Rubio en Équateur, qui aura lieu ce 9 septembre. Et selon El Comercio, qui rapporte l’avis de plusieurs experts, l’objectif de cette visite sera justement “de consolider la position de l’Équateur en tant que partenaire stratégique dans le cadre de la lutte contre le crime organisé transnational et les économies illicites”.

Plus globalement, affirme le quotidien de Quito, “cette tournée de Rubio doit être analysée dans son ensemble”. Ceci, “car les victoires d’Abelardo de la Espriella en Colombie et de Keiko Fujimori au Pérou, tous deux proches de Washington, ont ouvert une opportunité aux États-Unis. À savoir étendre encore plus leur influence en Amérique du Sud”. En s’appuyant donc sur des dirigeants de droite.

Sur le même sujet

Nos services