Dans la presse - "Maricarmen", le visage de la crise du logement en Espagne

Dans la presse - "Maricarmen", le visage de la crise du logement en Espagne

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Dans la presse

A la Une de la presse, ce jeudi 24 septembre, l’indignation, en Espagne, après l’expulsion, hier, d’une retraitée de 87 ans du logement madrilène qu’elle occupait depuis 70 ans. La rencontre, hie, entre Pedro Sanchez et le maire de New York, Zohran Mamdani, en marge de l’AG de l’ONU. Un nouveau «plan» du «Conseil de la paix» pour Gaza. Et le coup d’envoi, ce soir, de la Ligue des nations.

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A la Une de la presse, l’indignation, en Espagne, après l’expulsion, hier, d’une retraitée de 87 ans de son logement madrilène.

Une vieille dame handicapée transportée sur un brancard après avoir été délogée de l’appartement qu’elle occupait depuis 70 ans, parce qu’elle n’avait pas les moyens de payer un loyer passé de 500 à 2750 euros - plus du double de sa modeste retraite. L’image fait la Une de plusieurs quotidiens espagnols, ce matin, dont La Vanguardia, le journal catalan, qui voit en María del Carmen Abascal, connue sous le nom de Maricarmen, «le symbole de la crise du logement» en Espagne. La mobilisation de centaines de ses compatriotes et même de l’ONU n’y aura rien changé. El Pais évoque ce matin «le bouleversement», le choc, à la fois «social et politique» provoqué par ce drame. Le journal publie une série de photos signées Olmo Calvo montrant des policiers se frayant un chemin jusqu’à l’appartement de Maricarmen entre des meubles disposés par des voisins et des militants pour les empêcher d’entrer. D’après le journal, l’entreprise propriétaire de l’appartement, la société d’investissement Urbagestión, a exploité une «faille juridique» pour contester le bail de Maricarmen, avant de rejeter l'offre faite par «une écrivaine célèbre» de prendre en charge l’augmentation de loyer aussi longtemps que nécessaire. Pour El Pais, «Maricarmen incarne l'angoisse des jeunes, des salariés et des retraités face au cercle vicieux qui sévit en Espagne: louer n'est pas une option viable et acheter est hors de portée».

Ce drame humain a tourné au débat politique. Si le très à droite ABC reconnaît que c’est «une tragédie qu'à un âge si avancé, une femme doive quitter ce qui a été son foyer pendant presque toute sa vie», le journal explique que «tout drame n’est pas injustice» et que la loi, qui est théoriquement la même pour tous, «ne peut pas être taillée sur mesure pour chaque vie, comme un vêtement confectionné à la main, car elle cesserait d'être une loi et, par conséquent, d'être utile». El Mundo, pour sa part, observe que «tout le monde se rejette mutuellement la faute de l’expulsion de Maricarmen». Le quotidien conservateur, qui dit regretter «l’exploitation politique» de ce «drame humain», accuse le socialiste Pedro Sanchez d’en être le principal responsable et d’avoir «ignoré» la crise du logement depuis huit ans qu’il est au pouvoir. Le Premier ministre impute, lui, cette «tragédie sociale» à la municipalité et à la Communauté de Madrid. La Vanguardia rappelle que son gouvernement a présenté trois initiatives ces trois derniers mois au Congrès «pour tenter d’éviter de telles situations», mais que «toutes ont échoué» à cause de désaccords entre les groupes qui ont soutenu l'investiture de Pedro Sánchez et son parti, le PSOE.

Pedro Sanchez, qui a participé, hier, en compagnie du maire de New York, Zohran Mamdani à un forum économique en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. The Washington Post voit dans la rencontre entre ces «deux figures de la gauche» la volonté d’une partie des démocrates américains de rechercher des homologues étrangers «partageant leurs idées dans la lutte contre le populisme de droite», un mouvement décrit comme étant «dans la lignée de l'Administration Trump» et en «pleine expansion».

Pedro Sanchez et Zohran Mamdani partagent, entre autres, un point de vue extrêmement critique vis-à-vis du gouvernement de Benyamin Netanyahou, attendu aujourd’hui à l’ONU - une institution que The Wall Street Journal accuse de «forger», de construire «un biais anti-israélien». Le quotidien conservateur américain en déduit cette question qui n’en n’est pas vraiment une: «Pourquoi les États-Unis et d'autres démocraties financent-ils (une) discrimination qui compromet la capacité de tous à lutter contre le terrorisme?». Ces critiques sur le parti-pris supposé de l’ONU interviennent en tout cas au même moment que la présentation, toujours en marge de l’AG de l’ONU par le soi-disant «Conseil pour la paix» de Donald Trump d’«un plan de six mois et de près de 2 milliards et demi de dollars pour désarmer, nettoyer les débris, fournir une aide humanitaire et établir un gouvernement de transition à Gaza». Un projet dont les responsables reconnaissent toutefois dans The New York Times que les fonds «provenant de donateurs internationaux n'ont pas encore été débloqués». Israël avait déjà rejeté le précédent «plan» du «Conseil de la paix», en juillet dernier.

Sans transition, du foot, avec le coup d’envoi, ce soir, de la Ligue des nations. Premier match ce soir entre le Portugal, tenant du titre, et le pays de Galles, et 234ème rencontre internationale pour Cristiano Ronaldo. Jorge Jesus l’a annoncé hier: le quintuple Ballon d'Or, 41 ans, sera titulaire ce soir. «Cristiano Ronaldo est un symbole du Portugal , a justifié le sélectionneur portugais, tandis que l’intéressé défiait les mauvais esprits qui s’offusqueraient de ce choix: «Me tuer? Seulement avec un fusil et encore, je peux esquiver la balle» -  tant que ça n’est pas le ballon. Un défi lancé à la face du monde ou plutôt à la Une du journal A Bola, la Bible du foot portugais, qui rapporte que oui, CR7 veut toujours atteindre son objectif d’atteindre les 1000 buts. Rendez-vous ce soir à Lisbonne, à 20h45 heure de Paris. Pour les Bleus, ce sera demain face à la Turquie. Premier match à la tête des Bleus pour Zinedine Zidane. D’après L’Equipe, le choix de Zizou de positionner son capitaine Kylian Mbappé sur le côté gauche de son trio offensif avec Ousmane Dembele et Michael Olisé «rouvre le débat sur ce qu'est réellement le meilleur poste» de Kiki. Le choix de Zinedine Zidane pour sa première en tant que sélectionneur sera-t-il efficace? Quel suspense.

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