Marine Tondelier appelle Annie Genevard à démissionner après l'adoption de la loi d'urgence agricole par l'Assemblée
Après l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi d'urgence agricole, rendant possible la réintroduction de deux pesticides à titre dérogatoire, notamment l'acétamipride et le flupyradifurone, la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, dénonce une ministre de l'Agriculture qui "met en danger la vie des Français".
"Je me demande qui commande dans ce pays", tonne Marine Tondelier au micro de BFMTV ce mardi 21 juillet en appelant Annie Genevard, ministre de l'Agriculture à la démission.
Dans la nuit, lors d'une séance plus que mouvementée, la loi d'urgence agricole a été entérinée à l'Assemblée nationale. La cheffe de file des Écologistes dénonce la fracture au sein même du camp présidentiel.
"On a un Premier ministre qui dit qu'il est contre, une ministre de l'Environnement qui dit qu'elle est contre, (...) et s'il y en a bien une qui doit démissionner, c'est la ministre de l'Agriculture qui met en danger la vie des Français", s'emporte Marine Tondelier.

Le texte approuvé par l'Assemblée nationale rend possible la réintroduction de deux pesticides à titre dérogatoire, notamment l'acétamipride et le flupyradifurone, des produits phytosanitaires controversés au sein même des troupes macronistes.
"Une mesure anachronique"
Lundi, Sébastien Lecornu avait, en personne, demandé à ne pas réintroduire l'acétamipride dans la loi d'urgence agricole. Mais dans la soirée, la ministre de l'Agriculture est donc passée outre l'appel du chef du gouvernement. De son côté, Marine Tondelier déplore "une mesure anachronique, qui fera des morts et des malades" et pointe du doigt "un exemple d'irresponsabilité politique".
Pour la patronne des Écologistes, "qu'on interdise des substances qui sont dangereuses pour la santé humaine" puis qu'"on les remette ensuite sans avoir démontré leur innocuité", demeure incompréhensible.
Il y a "80% de cancers en plus chez les moins de 50 ans", argue la cheffe de file des Écologistes, citant une étude de l'Institut national du cancer, parue le 17 juillet.
"On sait que des substances de notre environnement sont cancérigène, mutagène et reprotoxique, dont l'acétamipride et le flupyradifurone", affirme Marine Tondelier.