Mark van Bommel ne voulait voir que le positif à Paris : "On n'a pas été ridicule malgré le score"
Mark van Bommel avait envie de parler après le match. On ne l'avait jamais vu répondre aussi longuement aux questions, rendant même un peu nerveux les journalistes français qui attendaient Zinédine Zidane avec le bouclage de leur journal en tête.
Le coach néerlandais était un peu sonné par la tempête française qui a emporté la belle prestation belge des 77 premières minutes. Il s'est servi de son temps de parole pour défendre son premier bilan, en cette fin de première session internationale avec les Diables.
Impossible d'effacer l'historique ! Les Diables rouges s'écroulent totalement en 14 minutes à ParisQue s'est-il passé dans le dernier quart d'heure ?
Comme à Bruxelles, on a pu longtemps jouer avec eux, à part les dix premières minutes. On a montré de bonnes choses. On marque un but de classe mondiale, entre la passe et la finition. On aurait pu aussi pu marquer comme ça à l'aller. On a très bien défendu mais ils font rentrer des joueurs très forts et c'est allé très vite sur la fin. On n'a pas été ridicule, malgré le score. Quand je vois la manière dont on s'entraîne, je trouve dommage que ça se finisse ici. Il y a beaucoup de positif.
Tenir les nonante minutes d'un match semble compliqué pour votre équipe. Votre philosophie n'est-elle pas trop énergivore ?
Oui naturellement qu'elle demande de l'énergie mais on a besoin d'une idée précise pour battre les grands pays. On est la Belgique et des pays sont plus forts que nous actuellement, c'est ainsi. À Bruxelles, sans exagérer, on devait gagner contre la France. On a eu assez d'occasions. Je trouve qu'on est sur la bonne voie pour battre un pays du top. Il reste du travail mais l'Euro est dans deux ans. Je pense qu'à terme, on pourra tenir tout le match au même rythme.
Lavia a surnagé, l'étincelle Lukebakio et Godts coupable : les bulletins des Diables après France – BelgiqueLa Nations League n'est donc qu'une préparation pour vous ?
Tu penses que je vais laisser tomber les deux derniers matchs de cette Nations League (sourire) ? On construit. On peut perdre contre la France, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde. Moi, je dis qu'on a déjà fait bonne figure contre un si grand pays. Il reste Italie et Turquie en novembre. Si on gagne, on ira en quarts. Mais ce n'est pas le but final. La vraie ambition, c'est dans deux ans.
Pourquoi avoir lancé Romelu Lukaku maintenant ?
J'ai choisi aujourd'hui pour le lancer, ça aurait pu être avant. J'ai toujours dit qu'il pouvait commencer. Il a fait un match fantastique. J'aurais même pu le laisser un peu plus longtemps.
Qu'avez-vous dit à vos joueurs dans le vestiaire ?
J'ai juste dit au revoir aux joueurs. Ils retournent en club, ils ont parfois un jour de libre. Je leur ai demandé de rester fit avant les matchs de novembre. Là ce sera une courte semaine.
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