Mathias Toussaint (Longlier): "Je ne doute pas, mais il est temps de réagir"

Mathias Toussaint (Longlier): "Je ne doute pas, mais il est temps de réagir"

Mathias Toussaint, vous avez disputé vos 45 premières minutes en D3 avec Longlier, vous êtes rétabli ?

J'espère. J'ai pu m'entraîner jeudi et disputer une période samedi sans douleur. Je m'étais occasionné une entorse en fin de saison dernière avec une rechute en préparation. J'ai aussi eu des douleurs à la hanche, sans doute en lien avec cette entorse. Ces 45 minutes m'ont rassuré.

Plus que la prestation de votre équipe qui a encaissé 5 buts ?

Oui, ce n'est pas normal. Je l'ai signalé dans le vestiaire directement après le match.

Surtout que votre équipe n'avait encaissé que 22 fois sur 30 rencontres la saison dernière alors que Charles Ulweling a déjà dû se retourner à dix reprises en trois parties.

Cela démontre surtout la différence de niveau entre la P1 et la D3. On entend parfois certains commentaires qui affirment que l'écart n'est pas si grand. C'est faux, il y a un fossé. Techniquement et physiquement. Bercheux, en P1, est dans la même situation. Dès que vous montez d'un échelon, il y a une grosse différence. Les trois premiers duels suffisent à le démontrer.

Fossé que Longlier n'a pas encore comblé ?

Non, techniquement, nous avons été mauvais durant les trois rencontres. Il y a beaucoup trop de déchets. Il faut être tout le temps concentré, impliqué et déterminé. Ce n'est pas le cas.

"Pas surclassés du tout"

Vous avez pourtant mené face à Meix-devant-Virton et Malmedy.

La preuve qu'il y a des qualités dans le groupe. Mais à chaque fois, nous avons commis des erreurs grossières qui nous coûtent des buts. Samedi, on prend trois buts de la tête dont deux sur phases arrêtées. C'est illogique à notre niveau. Et dans ces deux rencontres, nous avons une grosse opportunité de mener 2-0 et là, on assiste à un autre match. En D3, c'est une question de détails et je pense que tout le monde ne l'a pas encore compris. Aucun relâchement n'est possible.

Morgan Matz, votre coach, a aussi évoqué "un mental faible" après la défaite de samedi, vous êtes d'accord avec lui ?

On ne peut pas lui donner tort puisqu'on mène dans les deux rencontres et puis on s'incline. Il y a un cap que nous devons franchir mentalement, il a raison. Cela passe par davantage de communication, d'esprit d'équipe, de combativité. Cela peut paraître banal et simpliste de parler ainsi, mais c'est la base et on ne l'a pas pour le moment.

Ce zéro sur neuf vous inquiète ?

Non, tout le monde savait avant le coup d'envoi du championnat que Longlier serait impliqué dans la lutte pour le maintien. On est en plein dedans.

Vous ne doutez pas de mettre deux équipes derrière vous ?

Non, avec les trois rencontres que je viens de voir, je me dis que Longlier est capable de se maintenir à ce niveau. Avec la réforme, c'était d'ailleurs le bon moment pour arriver en D3. Et avec le nombre de montants qu'il y aura dans les séries de la saison prochaine, ce ne sera pas plus fort dans un an. Je ne peux pas dire que nous avons été surclassés par Aubel, Meix ou Malmedy. Il y a du travail certes, mais je suis convaincu que nous avons les qualités pour nous en sortir. Je ne doute pas du tout personnellement, mais quand les autres formations transfèrent des joueurs aguerris, nous avons amené des joueurs moins expérimentés, hormis Thomas Ansion. Donc cette période d'adaptation est assez logique, mais elle ne doit plus durer trop longtemps.

Vous l'un des leaders de cette équipe, quel sera votre message cette semaine ?

Je demande à chacun d'effectuer une remise en question, je le répète, mais il est inconcevable pour moi de prendre cinq buts de cette manière. Chaque point va compter cette saison et pour notre mental à tous, il est primordial de débloquer le compteur dès la semaine prochaine. Même si ce ne sera pas simple face à Sprimont.

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