Mercato RC Lens : le transfert d'Obispo capote au dernier moment, retour surprise au PSV - Sport.fr

Mercato RC Lens : le transfert d'Obispo capote au dernier moment, retour surprise au PSV - Sport.fr

Le défenseur curaçolais avait dit au revoir à ses coéquipiers et fait le déplacement en Artois pour signer. Il s’entraîne finalement de nouveau à Eindhoven. Récit d’un dossier qui a déraillé sur la ligne d’arrivée.

Il avait salué le vestiaire. Fait ses cartons, ou presque. Armando Obispo était même monté dans l’avion pour l’Artois, persuadé de venir parapher le contrat qui devait ouvrir le deuxième chapitre de sa carrière. Une semaine plus tard, le défenseur central de 27 ans a repris l’entraînement avec le PSV Eindhoven, son club formateur, comme si de rien n’était.

Retour à la case départ, donc. Et une drôle d’ambiance du côté de La Gaillette.

Cinq millions et demi, puis plus rien

Le dossier semblait pourtant verrouillé. Après plusieurs jours d’un bras de fer sur le montant — le PSV s’est longtemps montré inflexible —, les deux clubs avaient scellé un accord estimé à environ 5,5 millions d’euros bonus compris. Lens avait cédé, rehaussant une première offre jugée insuffisante. Peter Bosz, l’entraîneur néerlandais, avait même confirmé publiquement le départ de son joueur en marge d’un amical.

Puis tout s’est grippé. Selon Voetbal International, ce ne sont pas les clubs qui ont bloqué mais bien les discussions contractuelles entre le joueur et le Racing. L’Équipe, elle, a avancé une autre version : une renégociation exigée en dernière minute par le PSV sur les modalités de l’accord. Deux récits, un même résultat.

L’intéressé, lui, n’a pas voulu désigner de coupable. « Nous n’avons pas réussi à nous entendre sur les derniers détails », a-t-il simplement lâché sur les canaux du club néerlandais, évoquant des heures de flottement, beaucoup de discussions et beaucoup d’attente. Il dit avoir cru à l’opération jusqu’au bout. On veut bien le croire : on ne fait pas ses adieux à un vestiaire par superstition.

Un mercato lensois qui se grippe

Le problème dépasse largement le cas Obispo. Chuba Akpom, Levi Garcia, Lassine Sinayoko : la liste des pistes lensoises qui s’effondrent dans les derniers mètres commence à devenir embarrassante. Certains observateurs y voient la conséquence directe d’une grille salariale stricte, imposée par Joseph Oughourlian, qui laisse peu de latitude aux négociateurs artésiens dès que l’entourage d’un joueur hausse le ton.

D’autres, à l’inverse, estiment que le club a évité une mauvaise pioche (27 matchs et 2 buts la saison passée, une saison sans relief), et qu’il valait mieux renoncer que de se laisser tondre.

En attendant, le Racing reste avec un trou dans l’axe. Obispo devait succéder à Malang Sarr. La cellule de recrutement s’active désormais sur d’autres profils, alors que l’arrivée du Polonais Maik Nawrocki, en provenance du Celtic, avance de son côté.

Sur les réseaux, les supporters n’ont pas caché leur agacement, jugeant le montant en question parfaitement cohérent au regard des ambitions affichées cet été. En voilà une qui va rester en travers de la gorge d’une bonne partie de Bollaert.

Le mercato court jusqu’au 1er septembre. Il reste du temps. Il faudra surtout ne plus se manquer.