Meurthe-et-Moselle. « Ce n’est pas de la répression » : la municipalité de Trieux instaure un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans
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« Ce n’est pas de la répression » : la municipalité de Trieux instaure un couvre-feu …
La municipalité de Trieux a décidé, par arrêté municipal, d’interdire aux mineurs de moins de 16 ans de circuler dans une bonne partie de la commune, « sans une personne détentrice de l’autorité parentale », entre 22 h et 6 h du matin. Une mesure en vigueur jusqu’à la fin de l’année, visant à garantir la tranquillité publique aux habitants.
Alexis Vaury -
Aujourd’hui à 06:35 | mis à jour aujourd’hui à 07:37
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Cette décision forte n’aura pas manqué de faire parler. Certains l’approuvent quand d’autres y voient « une privation de liberté ». Par arrêté, depuis le 1er juillet, la municipalité de Trieux a fait le choix d’imposer un couvre-feu de 22 h à 6 h du matin pour « les mineurs de moins de 16 ans, sans l’accompagnement d’une personne détentrice de l’autorité parentale ».
Une mesure de restriction sur des secteurs ciblés de la commune, valable jusqu’à la fin de l’année, adoptée face à « une recrudescence importante d’actes de malveillance ». La mairie estime, d’une part, que « cette situation fait courir des risques importants pour les mineurs de moins de 16 ans ». Et d’un autre côté, que ces mêmes mineurs « pourraient être mêlés, incités ou accoutumés » à ces incivilités.
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« Il faut un cadre »
« Il y a eu une dizaine de jeunes qui, la semaine dernière, jouaient à cache-cache sans surveillance des parents, en plein milieu de la place de l’Abbé-Grégoire. Ils embêtent les gens qui eux, le lendemain, vont travailler », illustre le maire, Olivier Tellier. Des dégradations, des vols de pots de fleurs ou d’un vélo décoratif ont également été constatés il y a peu, sans pour autant pouvoir imputer ces agissements à des mineurs.
« Des fois, il faut apporter des solutions. Et malheureusement, on a été obligés de prendre un arrêté pour expliquer aux parents qu’on estime qu’à partir d’une certaine heure, un enfant de 12 ans ne doit pas être dehors », assume le premier édile. « Ce n’est pas de la répression, c’est de l’accompagnement des parents et des jeunes. C’est comme une limitation de vitesse, il faut un cadre. »
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« Pas d’amende, sauf… »
La gendarmerie locale veillera à l’application sur le terrain de cet arrêté municipal. « Il n’y a pas d’amende, sauf si les jeunes sont pris plusieurs fois », assure Olivier Tellier. « Elle les raccompagne à la maison. On est dans la pédagogie et l’échange. »
En vigueur jusqu’au 30 décembre, les élus triotins statueront ensuite sur la reconduction ou la levée de cette mesure. « Si on n’est pas obligés, on ne la remettra pas. » Et inversement.