Mobilisation du 17 octobre : les heurts se poursuivent sur la Comédie, magasins pillés à Montpellier dans une ambiance chaotique, suivez la manifestation en direct
Environ 35 000 personnes ont défilé dans les rues de Montpellier. En majorité des lycéens et étudiants ont participé ce samedi 17 octobre au cortège pour exprimer leur ras-le-bol. À Montpellier, la manifestation a viré au chaos avec des magasins emblématiques pillés place de la Comédie et dans le centre-ville.
L’essentiel à retenir
- Au moins 500 actions et 90 manifestations sont prévues aujourd’hui en France
- À Montpellier, le cortège s’élancera à 14 h de la place de la Comédie
- Un barrage filtrant est mené depuis ce samedi matin au carrefour de la Lyre, au nord de Montpellier
- Les revendications sont multiples : contre la vie chère, la hausse des prix du carburant, pour l’augmentation des salaires, des investissements dans les services publics…
20h23.
Des interpellations sur la Comédie
Ceux qui ont eu la mauvaise idée de venir piller le magasin Foot Locker sont tombés sur les policiers de la Bac. Plusieurs jeunes ont été interpellés.
20h09.
Des feux épars sur la Comédie
Les pompiers sont intervenus pour éteindre plusieurs feux sur la place de la Comédie.
19h44.
Tirs de feux d'artifice sur les forces de l'ordre
Les affrontements redoublent sur la place de la Comédie entre des individus prêts à tout pour en découdre.
19h17.
Scènes chaotiques dans le centre
Malgré les tirs de gaz lacrymogène, des manifestants ne veulent toujours pas se disperser. Eux-mêmes visent les forces de l'ordre avec des tirs de mortiers d'artifice.
19h12.
L'appel de la préfète
Dans un communiqué, la préfète de l'Hérault appelle les manifestants à rentrer chez eux. "Nous invitons les manifestants, pour leur sécurité, à rentrer chez eux en fin de rassemblement en raison des risques de troubles à l’ordre public liés à la présence de manifestants hostiles, habillés en noir, cagoulés, munis de tir de mortiers et de matériel pouvant servir d’armes par destination et dont l’intention est l’affrontement avec les forces de l’ordre."
"La Préfète rappelle que le droit de manifestation implique un devoir de responsabilité et le rejet de toute forme de violence à l’égard des biens et des personnes. Elle rappelle que la présence des forces de l’ordre a pour but d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Elle assure les forces de l’ordre de son soutien plein et entier dans leur action pour prévenir les troubles à l’ordre public."
19h09.
19 h : fin de l'autorisation de la manifestation
La préfète Chantal Mauchet avait autorisé la manifestation ce samedi 17 octobre à Montpellier jusqu'à 19 heures. Les CRS remontent de la gare vers la Comédie tandis que la foule éparse part un peu dans toutes les directions.
18h44.
Charge des CRS au Corum
Une charge donnée près du Corum
18h34.
Cris et gaz lacrymogènes
L'ambiance dans le centre de Montpellier est difficile à décrire : des cris, des sifflements, des tirs de gaz lacrymogène, des déchets partout et certains manifestants qui veulent toujours en découdre avec les forces de l'ordre.
18h18.
Un incendie près du Polygone
Les heurts continuent du côté du parvis du Triangle. Un incendie s'est déclaré près du Polygone, une épaisse fumée noire se dégage dans le ciel
18h13.
Intervention des forces de l'ordre
Un semblant de calme est revenu sur la place de la Comédie. Des CRS ont procédé à au moins une interpellation.
17h57.
Le Magasin Foot Locker dévalisé
Le magasin avait été protégé dès samedi matin mais un groupe d'individus très excités a réussi à ôter le contreplaqué qui protégeait la vitrine. Une horde de jeunes a foncé dans le magasin et dévalisé vêtements et chaussures. Les magasins continuent d’être pillés dans le centre-ville. La boutique Gertrude a explosé. Le magasin a été vidé. Dans une rue voisine, c’est une caisse enregistreuse, vide, qui a été abandonnée. Rue de la Loge, toutes les boutiques ont été taguées. Le montant des dégâts sera très important à Montpellier.
17h21.
La vitrine du Monoprix vole en éclats
Des jeunes ont pénétré à l'intérieur du Monoprix place de la Comédie. Ils distribuent de la nourriture devant la boulangerie du magasin. Des centaines de personnes sont massées devant l’entrée. Plusieurs dizaines sont entrées à l’intérieur pour piller les rayons. Ils ressortent majoritairement avec des boissons et des gâteaux. Certains ont rempli des caddies, repartent avec des shampoing…
16h57.
Des heurts devant la préfecture
Les CRS ont procédé à plusieurs sommations avant de tirer des gaz lacrymogène. Deux drones survolent la place.
16h51.
Un feu sous le pont Grand Saint-Jean
Des détritus ont été incendiés près des rails de la gare SNCF. De nombreux jeunes, visage masqué, sont munis de pierre et autres projectiles.
16h48.
La fête d'un côté, la lacrymo de l'autre
Sur la place de la Comédie, où une partie du cortège est revenue il y a une trentaine de minutes, les manifestants continuent de chanter et danser en fanfare. A quelques mètres de là, rue Maguelone, les affrontements avec les forces de l'ordre sont toujours en cours.
16h43.
Face à face tendu devant Foot Locker
Des dizaines de jeunes casseurs, cagoulés, sont présents devant le magasin de sport Foot Locker sur la place de la Comédie. Des manifestants se sont placés devant l'entrée pour en interdire l'accès. La situation reste très confuse sur place.
16h41.
Entre heurts devant la gare et confusion sur la Comédie
Alors que le cortège manifeste autour du centre, une partie des jeunes est présente entre gare et Comédie où les tirs de gaz lacrymogène se poursuivent.
16h28.
Tirs de gaz lacrymo
Une partie du cortège est revenu sur la Comédie tandis que des CRS stationnés rue Maguelone ont tiré du gaz lacrymo sur des individus. Une grande confusion règne actuellement sur la Comédie. Le square Planchon est plongé dans la lacrymogène pour empêcher un deuxième tour de la ville.
16h17.
Des heurts entre les forces de l'ordre et les jeunes
16h14.
Echauffourées devant la gare Saint-Roch
Des tirs de gaz lacrymos devant la gare.
15h47.
L'appel de la préfète à la vigilance
Dans un communiqué, la préfète Chantal Mauchet appelle la population de Montpellier "à la plus grande vigilance". "Compte-tenu des violences observées à Paris, Lyon et Marseille, il est recommandé la plus grande vigilance à la population de Montpellier. Les riverains sont appelés à limiter autant que possible leurs déplacements depuis et vers le centre-ville." Elle appelle aussi les commerçants situés dans le périmètre de la manifestation à faire preuve de vigilance.
Selon la préfecture, ils sont entre 12 000 et 17 000 à défiler dans les rues de Montpellier "dont des manifestants à risques, habillés en noir, cagoulés, munis de tir de mortiers et de matériel pouvant servir d’armes par destination". Ce chiffre pourrait atteindre plutôt 20 000 selon nos journalistes sur le terrain.
15h42.
Des tags et inscriptions hostiles à la police
Plusieurs jeunes au visage masqué se sont positionnés en tête de manifestation, avant même la banderole qui marque le début du cortège. Des slogans anarchistes et hostiles aux forces de l’ordre ont été inscrits à la bombe de peinture sur les murs, sous l’Arc de Triomphe.
15h35.
Peu de police présente sauf aux abords de l'Ecusson
La tête de cortège descend du Peyrou vers le Jeu-de-Paume. Dans les rues perpendiculaires qui mènent à l’Ecusson, des CRS se sont positionnés pour interdire aux manifestants de quitter le parcours établi.
15h32.
Des slogans hostiles au président Macron
Des centaines de pancartes sont brandies par les manifestants dont beaucoup sont hostiles au président Macron.
15h29.
Le magasin Bouygues attaqué
La boutique de téléphonie Bouygues sur le parvis du Triangle devant le Polygone a été prise pour cible en marge de la manifestation.
15h23.
Des transports en commun en pointillés
La circulation des tramways est bien entendu très perturbée en raison de la manifestation. Alors que les derniers manifestants viennent de quitter la Comédie, plusieurs lignes sont impactées. Ligne 1 interrompue entre Albert Ier et Léon Blum : la ligne 2 entre Beaux-Arts et Rondelet ; la ligne 3 entre Gambetta et place Carnot ; la ligne 4 est totalement interrompue ; la ligne 5 entre Saint-Eloi Pezet et Gambetta.
15h19.
En danses et en chansons
Il n'y a pas que des slogans hostiles à la police. Il y a aussi beaucoup de chants, des manifestants qui dansent et de la bonne humeur dans le cortège. On réclame en musique et en chanson "du mouvement social". Le cortège est à l’arrêt devant le trompe l’œil. Pour Mireille, syndicaliste, "l’énergie de cette jeunesse est incroyable. Comment ose-t-on dire qu’ils n’ont pas de talent ? Quel plaisir !"
14h48.
La Comédie ne désemplit pas
Des fanfares, des pétards, des slogans, des applaudissements : près d'une heure après le début du cortège la Comédie est toujours remplie de manifestants
14h40.
La gare Saint-Roch ferme ses portes
Le cortège arrive à la gare Saint Roch. Impossible pour l’instant d’avoir un chiffre de participation, mais la foule est extrêmement nombreuse. Aucune présence policière n’est visible aux abords du cortège. La gare Saint Roch a fermé son accès bas au passage des manifestants.
Nicolas Zarrouk
14h19.
Les lycéens en tête de cortège
Alors que les manifestants continuent d’arriver sur la place de la Comédie, les lycéens se portent en tête de cortège. Ce sont eux qui ouvriront la marche. Le départ a été retardé par une intervention des pompiers. Un jeune homme a été blessé par un tir d’engin d’artifice reçu dans le bras.
Outre les trois Grâces, les jeunes grimpent sur les abribus ou les mâts de la place pour mieux faire entendre leur voix.
Nicolas Zarrouk
14h06.
Deux manifestants sur un toit de la Comédie
Deux manifestants ont déployé une banderole sur le toit d'un immeuble sur la Comédie "Le peuple vaincra" sous les applaudissements des jeunes.
Tom Serrano
13h56.
Un jeune blessé par un tir de feu d'artifices
Un jeune manifestant blessé après le tir tendu d’un feu d’artifice. Un incident qui aurait pu être beaucoup plus grave. Il a été pris en charge par les pompiers.
13h46.
Les manifestants affluent sur la place de la Comédie
Les manifestants affluent sur la place de la Comédie, d'où le cortège doit s'élancer à 14h. Le gros des troupes est pour l'instant très jeune, principalement des étudiants et des lycéens, même si plusieurs dizaines de gilets jaunes sont visibles dans l'assemblée. Un orchestre a même fait le déplacement pour animer la manifestation. Pour l'heure, les slogans sont principalement anti forces de l'ordre et antifascistes. Pétards et fumigènes sont également de sortie. Un drone de la police nationale survole actuellement la place de la Comédie, tandis que des barrages filtrants ont été installés par les forces de l'ordre aux alentours. Plusieurs commerces de la rue de la Loge ont baissé le rideau dès 13 h 30.
13h46.
Les manifestants affluent sur la place de la Comédie
Les manifestants affluent sur la place de la Comédie, d'où le cortège doit s'élancer à 14h. Le gros des troupes est pour l'instant très jeune, principalement des étudiants et des lycéens, même si plusieurs dizaines de gilets jaunes sont visibles dans l'assemblée. Un orchestre a même fait le déplacement pour animer la manifestation. Pour l'heure, les slogans sont principalement anti forces de l'ordre et antifascistes. Pétards et fumigènes sont également de sortie. Un drone de la police nationale survole actuellement la place de la Comédie, tandis que des barrages filtrants ont été installés par les forces de l'ordre aux alentours. Plusieurs commerces de la rue de la Loge ont baissé le rideau dès 13 h 30.
11h37.
Le festival Cinemed contraint de changer ses plans
L’édition 2026 du Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier n’est décidément pas simple à organiser. Rapatrié en catastrophe au Pathé Comédie après l’interdiction d’utilisation du Corum , touché par les intempéries, Cinemed est contraint de modifier le programme de son premier jour. "Compte tenu des manifestations prévues ce samedi 17 octobre, les séances du festival annoncées de 14 h à 20 h sont reportées" , a fait savoir l’équipe en charge de la 48e édition ➡️ tous les détails dans cet article .
10h39.
Evitez le carrefour de la Lyre
Bloqué depuis l'aube, le carrefour de la Lyre fait l'objet d'un barrage filtrant. Une cinquantaine d'étudiants mobilisés face à des automobilistes qui perdent patience.
#17Octobre Le seul barrage filtrant est situé au carrefour de la Lyre, au nord de Montpellier, depuis tôt ce samedi matin. Une cinquantaine d'étudiants sur place. Secteur à éviter ! pic.twitter.com/XvkLz4T4Gc
— Midi Libre Montpellier (@MLMontpellier) October 17, 2026
10h27.
10h13.
Ca monte en pression au carrefour de la Lyre
"On comprend leur cause mais ils nous empoisonnent quand même (...) mais ils devraient laisser plus de fluidité sur les axes proches des hôpitaux". Coincée dans les bouchons depuis 9 h 15, Nicole commence à perdre patience. Les manifestants, des étudiants revêtus de noir pour la plupart, filtrent les voitures. Face à la montée de l'impatience des automobilistes, ils devraient assouplir leur barrage filtrant.
10h04.
Jean-Louis, l'irréductible Gilet jaune à Prés d'Arènes
Pas de blocage ni de banderoles sur le rond-point des Près d’Arènes, haut lieu de la mobilisation des gilets jaunes il y a huit ans. Seul Jean-Louis était ce samedi matin présent au bord de la chaussée, gilet sur le dos et pancarte en main. "Certains sont passés un peu plus tôt, d’autres viendront sûrement plus tard. Ce n’est pas un problème. Moi je suis là !" Cet ancien convoyeur de fonds, également passé par l’armée, connaît par cœur son bulletin de pension. "1 300€ de retraite par mois, et on me retire encore du pognon. Qu’il essaie, Macron, de vivre avec 1 300€… Je vis moins bien aujourd’hui qu’à l’époque du franc." Le retraité s’était mobilisé dès le premier appel sur les réseaux sociaux en 2018. Il espère désormais une ampleur similaire, avec le concours des étudiants et des lycéens, pour le mouvement de 2026. Il sera dans le cortège à 14 h, en centre ville de Montpellier.
09h55.
Les drones autorisés
La préfète de l'Hérault a pris un autre arrêté autorisant l'utilisation de drones sur les lieux de rassemblements.
#manifestations
— Préfète de l'Hérault \ud83c\uddeb\ud83c\uddf7 (@Prefet34) October 16, 2026
Un arrêté préfectoral* autorise la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs sur les secteur où sont susceptibles de rassembler de se rassembler les manifestants, sur le réseau autoroutier, les gares de… pic.twitter.com/6ysJAp0KJz
09h52.
Un parcours autour de l'Ecusson
Le cortège partira à 14 h au départ de la place de la Comédie. Il empruntera la rue Maguelone, la rue de la République, le boulevard du Jeu-de-Paume, le boulevard Louis-Valleton, le boulevard Henri-IV, la place Albert-1er, le boulevard Louis-Blanc, le boulevard Bonne-Nouvelle, avant l’Esplanade et un retour sur la place de la Comédie.
La préfète a pris, hier, un arrêté d'interdiction de manifester dans le centre de l'Ecusson pour laisser l'accès libre aux nombreuses enseignes du centre ville ce samedi après-midi . " Afin de prévenir ces risques et de préserver la tranquillité du centre-ville, la préfète de l’Hérault a pris un arrêté interdisant toute manifestation dans le secteur de l’Écusson, le samedi 17 octobre 2026, de 12 h à 20 h.
09h35.
Blocage filtrant au carrefour de la Lyre
Ce samedi à l'aube des individus ont installé des barrières et containers sur la RD986 pour empêcher l'accès au nord de Montpellier. Coincés dans les bouchons, Gérard et Charlène sont en colère. "Je ne sais pas comment on peut laisser faire ça... Quelques coups de matraque !"