Mobilisations du 17 octobre: l'avocat du manifestant qui a eu la main arrachée à Saint-Étienne dépose plainte contre l'auteur du tir et Laurent Nuñez
Mobilisations du 17 octobre: l'avocat du manifestant qui a eu la main arrachée à Saint-Étienne dépose plainte contre l'auteur du tir et Laurent Nuñez
Publié hier à 23h25
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Statue représentant la balance de la Justice. - Damien Meyer - AFP
L'avocat du mineur qui a eu la main arrachée samedi à Saint-Étienne en marge des mobilisations du 17 octobre va déposer une première plainte contre le ministre de l'Intérieur pour "complicité de violences aggravées, par instructions" et une seconde contre le policier ou le gendarme auteur du tir de grenade pour "violences volontaires".
L'avocat du mineur qui a eu la main arrachée par une grenade à Saint-Étienne a annoncé ce lundi 19 octobre, le dépôt d'une plainte contre l'auteur du tir de la grenade ainsi que contre le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Une plainte contre le ministre a été déposée devant la Cour de justice de la République pour "complicité de violences aggravées, par instructions", a indiqué dans un communiqué Yassine Bouzrou, avocat du jeune homme de 17 ans grièvement blessé samedi lors des manifestations contre "la vie chère".
La Cour de justice de la République est la seule compétente pour juger un ministre pour des actes commis dans ses fonctions.
Plainte pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation"
Une autre plainte, criminelle, a été déposée contre le policier ou le gendarme auteur du tir de grenade pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation, aggravées par deux circonstances: l'usage d'une arme et la qualité de personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé l'avocat dans un communiqué.
Le conseil accuse le ministre de l'Intérieur d'avoir réintroduit le type de grenades que, pourtant, il avait lui-même interdit après qu'un autre mineur a également eu sa main arrachée quelques jours plus tôt, à Lens (Nord).

Le ministre avait alors reconnu "la dangerosité extrême de ces armes", estime l'avocat. C'est donc, selon lui, "en toute connaissance de leur dangerosité" qu'il les a réautorisées.
L'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été co-saisie de l'enquête concernant cette affaire, avec celle de la police nationale (IGPN).
"On nous dit que ce serait une grenade de la gendarmerie. Moi, je ne peux pas le confirmer. Il y aura évidemment une enquête", avait déclaré Laurent Nuñez peu après les faits.
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