Moselle. Jusqu'à cinq ans de prison pour six auteurs de guet-apens homophobes
Des peines allant jusqu'à cinq ans de prison, ont été prononcées mercredi à Sarreguemines (Moselle) à l'encontre de six jeunes hommes poursuivis pour avoir tendu des guet-apens à au moins sept personnes homosexuelles.
La rédaction avec AFP -
Hier à 22:33
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Des peines allant jusqu'à cinq ans de prison, assorties de sursis, ont été prononcées mercredi à Sarreguemines (Moselle) à l'encontre de six jeunes hommes poursuivis pour avoir tendu des guet-apens à au moins sept personnes homosexuelles l'an dernier, rapportent notamment nos confères du Républicain Lorrain.
Des peines allant de 18 mois dont 12 avec sursis à 5 ans de prison dont 3 avec sursis ont été prononcées à l'encontre des six mis en cause, âgés de 20 à 23 ans, à qui il était reproché d'avoir participé à de violentes extorsions. Ils avaient été placés en détention provisoire le 29 octobre 2025, mais depuis cinq d'entre eux étaient sortis de prison et comparaissaient libres. Le seul encore en détention, et présenté comme le plus violent, a écopé de 5 ans de prison, dont 3 avec sursis, et reste écroué. Tous ont des mentions au casier judiciaire et deux sont en état de récidive.
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Il leur est reproché d'avoir organisé, entre juillet et fin octobre dernier, des rendez-vous à Sarreguemines et ses environs à partir de l'application de rencontres Grindr, très utilisée dans la communauté gay. Sur les lieux du rendez-vous, des complices sont cachés. Au signal, ils sortent de leur cachette, cagoulés, dérobent l'argent liquide de la victime, l'obligent à effectuer des virements bancaires - pour certains de plusieurs milliers d'euros - et s'emparent parfois des téléphones portables.
Ils prennent ensuite des photos des plaques d'immatriculation et des papiers d'identité de leur victime et profèrent des menaces pour éviter qu'elle ne dépose plainte. Si elles tentaient de fuir ou de se débattre, les victimes étaient molestées ou violentées, notamment à l'aide d'un taser ou d'un couteau. Entre 13 et 20 extorsions auraient été commises mais seulement sept victimes ont été identifiées et trois se sont constituées, à ce jour, parties civiles.
L'article complet du Républicain Lorrain est à retrouver ici