Moselle. Thionville : Lillian Nawrot collectionne disques et gramophones depuis ses 7 ans et poursuit sa carrière de chanteur après The Voice
Il avait 7 ans. « À la télé, j’avais vu une pub. La musique, c’était Non, je ne regrette rien… Je n’arrêtais pas de la fredonner. Un jour, mon grand-père a descendu du grenier un tourne-disque jaune et un 45 tours de Piaf… Il l’a mis en route. J’ai été émerveillé. »
Depuis, Lillian Nawrot, 21 ans, de Thionville, parcourt les brocantes, les puces et se rend chez des antiquaires pour trouver des 33, 45 et 78 tours. Il a aussi acheté de nombreux tourne-disques. « J’en ai retapé plusieurs. Dans le garage, il y en a qui n’ont pas survécu. Je les conserve pour les pièces détachées. »
Il possède une trentaine de gramophones. Photo Armand Flohr
Une passion musicale qui coule dans les veines de la famille
Sa chambre ressemble à un musée, au grand désespoir de Virginie, sa maman, professeure de danse , qui ne sait plus où tout ranger. Lillian ouvre les armoires : des 45 tours s’amoncellent ici et là. Sur les étagères, des tourne-disques trônent par dizaines. Certains datent des années 1950, d’autres sont plus récents. « Mais je n’ai pas de platine vinyle actuelle », précise-t-il.
Son truc, c’est l’ancien, le vintage. « Je dois avoir 40 tourne-disques et 30 gramophones. »
Récemment, il a reçu 10 000 disques 78 tours, « grâce à une connaissance ». La plupart sont entreposés dans le garage familial. Son père, ancien DJ, regrette de ne plus pouvoir bricoler faute de place. Lillian sourit et tente de récupérer la chambre de sa sœur pour y installer tous ses trésors. En vain.
Son papou (son grand-père) est fan, même s’il trouve tout cela un peu encombrant, lui qui a fait naître en lui cette passion pour la musique française.
Il y a des disques partout : dans les armoires, dans le garage aussi. Photo Armand Flohr
Il a participé à The Voice
Car Lillian est éperdument mordu. Intarissable sur Sylvie Vartan, Édith Piaf et Charles Aznavour, adepte d’Anne Sylvestre, il est aussi chanteur. « Il y a trois ans, j’ai participé à The Voice. Je suis allé jusqu’aux battles. » Depuis, il a obtenu son diplôme d’aide-soignant et continue de chanter dès qu’il le peut.
« Je rentre de Meuse. Le 15 août, je serai à Homécourt et le 16 à Guénange. » Des dates à Lille et en Corse sont également notées dans le carnet de Virginie, qui veille sur la carrière de son fils, lequel aime aussi la peinture, la faïence, sans oublier la mode.
« Tout ce que je gagne grâce à la musique me permet de me faire plaisir. C’est vrai : c’est devenu un peu maladif… » Il jette un regard tendre vers la photo de la Môme Piaf accrochée au mur de sa chambre. « C’est de là que tout est parti. » Non, il ne regrette absolument rien !
Lilian Nawrot fait les brocantes et se rend chez des antiquaires pour trouver son bonheur. Photo Armand Flohr