Mouvement lycéen : des revendications à entendre, mais attention aux débordements
Bernadette Riquier, d’Amiens (Somme), soutient les demandes des lycéens sur leurs conditions d’étude, tout en mettant en garde contre les récupérations politiques et les débordements.
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D’accord avec les lycéens qui réclament de travailler dans des conditions correctes : locaux en bon état, entretenus et adaptés au changement climatique, effectifs et emplois du temps supportables, remplacement des profs absents... etc...des revendications reconnues « audibles et légitimes au départ » par le ministre lui-même ! mais apparemment peu entendues !
Mais quand ils interpellent des maires ils se trompent d’adresse. C’est la Région qui est en charge des lycées en ce qui concerne les locaux, le matériel et les personnels techniques. Le personnel administratif et les enseignants sont régis et payés par l’État.
Mais attention aux récupérations de la part de politiques, maires ou députés, que l’on voit se greffer sur le mouvement et participer sur fond de feux de poubelles et d’affrontement avec les forces de l’ordre !
Mais attention surtout à la récupération par les casseurs qui dénaturent le mouvement.
Le manque de professeurs, les remplacements impossibles sur de longues durées sont un problème majeur. Il faudrait aussi demander aux jeunes en révolte combien d’entre eux seraient prêts à se présenter aux concours de recrutement auxquels on ne se bouscule plus.
Le manque d’attractivité de la fonction est sans doute liée aux conditions salariales et matérielles des personnels dont la dégradation est reconnue par rapport à d’autres pays européens. Elle s’explique peut-être également par l’évolution comportementale des jeunes vis à vis de l’institution et de ses personnels.
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