Nigeria: le président Tinubu lance sa campagne présidentielle dans l'État de Kaduna
C’est dans l’État de Kaduna, au centre-nord du Nigeria, que le président Bola Ahmed Tinubu a participé à son premier grand rassemblement de campagne pour l’élection présidentielle qui aura lieu le 16 janvier. Un choix révélateur d’une mission, celle de séduire dans un État où il avait été battu en 2023. Mais aussi de prendre de l’avance dans la région du Nord-Ouest, réservoir du plus grand nombre d’électeurs.
Publié le : 25/10/2026 - 00:16Modifié le : 25/10/2026 - 01:26
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Avec notre correspondante à Lagos, Harmony Pondy Nyaga
C’est dans une Agbada, ample tenue traditionnelle aux couleurs vert, bleu et rouge du Congrès des progressistes, que le président Tinubu, âgé de 74 ans et au pouvoir depuis 2023, a lancé sa campagne pour un « espoir renouvelé 2.0 ».
Au stade de Kaduna, des milliers de supporters ont afflué et certains ont même passé la nuit à la belle étoile pour assister à l’événement.
L'insécurité, sujet absent du discours de Tinubu
Le choix de ce terrain n’est pas le fruit du hasard : en 2023, Bola Ahmed Tinubu avait été victorieux dans la grande région du Nord-Ouest, mais pour l’État de Kaduna, Atiku Abubakar, lui aussi déjà candidat, avait emporté le plus de suffrages.
Dans son discours d’un peu moins d’une dizaine de minutes, il promet « la prospérité », il a mis en avant ses réformes économiques comme la fin de la subvention du carburant tout en accusant ses adversaires politiques d’être responsables des conditions de vie difficiles des Nigerians. « J'entends mes adversaires en parler. De la faim, de la pauvreté. Qui l'a créé ? Ce sont eux. Ils ont créé la faim. Ils ont créé la pauvreté. Nous essayons de l'éradiquer », assure Bola Tinubu.
Réaction immédiate du camp d’Atiku Abubakar, candidat de l’opposition : « Le peuple jugera votre gouvernement par la vie qu'il mène, et non par les excuses que vous servez lors des rassemblements de campagne. »
La question de l’insécurité, autre préoccupation majeure, n’a pas été évoquée par le chef de l’État. Pourtant, même si la situation s’est améliorée à Kaduna, l’État reste toujours la cible d’attaques de bandes criminelles et d’enlèvements de masse.
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