Novak Djokovic l'admet: «Mon corps commence à me lâcher»

Novak Djokovic l'admet: «Mon corps commence à me lâcher»

Publié31. août 2026, 14:07

TennisNovak Djokovic l'admet: «Mon corps commence à me lâcher»

Battu dimanche par l'Argentin Mariano Navone dès son entrée en lice à l'US Open, le champion serbe a été trahi par son corps, essuyant même quelques larmes sur le court.

Agence France-Presse

Novak Djokovic est tombé de haut dimanche à New York.

Novak Djokovic est tombé de haut dimanche à New York.IMAGO/MediaPunch

Novak Djokovic rejouera-t-il à l’US Open? Rien n’est moins sûr après sa brutale élimination dès le premier tour dimanche, inhabituelle pour un joueur qui répondait jusqu’alors presque toujours présent en Grand Chelem.

Battu 7-6 (7/5), 5-7, 4-6, 6-2, 6-1 par l’Argentin Mariano Navone (49e) au terme d’un match où il est apparu en grande souffrance physique, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a essuyé quelques rares larmes d’impuissance dans la cinquième manche, prenant ensuite le temps de saluer le public du court Arthur-Ashe une fois sa défaite actée.

Battu au premier tour d’un tournoi majeur pour la première fois depuis 2006, l’ex-No 1 mondial (actuel 5e) a séché ses obligations médiatiques, le tournoi se contentant d’envoyer aux médias une petite page de déclarations de Djokovic.

Les difficultés physiques sont «malheureusement quelque chose que j’ai connu quasiment à chaque match cette année» a regretté le Serbe de 39 ans, encore finaliste de l’Open d’Australie en janvier et demi-finaliste de Wimbledon en juillet.

«Mon corps commence à me lâcher, avec des crampes et de la douleur. A la fin (de la partie), le dos et l’épaule m’ont abandonné et je n’ai pas pu conclure», a ajouté le «Djoker», refusant de tirer à chaud des conclusions sur ces derniers mois ou de se projeter sur les prochains.

Si c’est à New York qu’il a décroché son dernier titre du Grand Chelem en 2023, l’US Open est avec Roland-Garros le tournoi majeur le plus exigeant pour l’ex-patron du circuit.

Gare aux conclusions trop hâtives

C’est en effet le dernier de la saison, et Djokovic avait laissé entendre dès Wimbledon en juillet que son réservoir physique était moins rempli qu’en janvier à l’Open d’Australie, où il s’était offert en demi-finales Jannik Sinner (actuel No 1 mondial) avant de buter sur Carlos Alcaraz (actuel 3e).

Aggravant le manque de fraîcheur physique, l’US Open se dispute souvent dans une chaleur et une humidité étouffantes, plus difficiles à encaisser à près de 40 ans.

Dès le début du match contre Navone, Djokovic s’est d’ailleurs passé de la glace sur le visage pour tenter de se rafraîchir, avant de vomir à plusieurs reprises durant la partie.

Mais gare aux conclusions trop hâtives quant à la suite de sa carrière, tant le natif de Belgrade aime déjouer les pronostics. Après son élimination en demi-finales de Roland-Garros en 2025, il avait longuement salué le public et laissé échapper qu’il avait peut-être disputé son dernier match à Paris. Mais il a bien rejoué porte d’Auteuil un an plus tard.

En juillet, Djokovic a en outre déclaré qu’il «aimerait» rejouer «au moins une fois» à Wimbledon, sur un gazon londonien qu’il a conquis sept fois, soit trois de moins que les courts en dur de l’Open d’Australie (dix titres).

«Quand je suis en bonne santé, je sens que je suis encore capable de jouer comme un membre du top 5», avait insisté le dernier membre en activité du «Big Three», après les retraites sportives de Roger Federer en 2022 et de Rafael Nadal en 2024.

Expulsé du top 10

Mais il avait aussi reconnu s’être senti «un ou deux niveaux en dessous» de son bourreau de Wimbledon Jannik Sinner.

Alors qu’il va sortir du top 10 pour la première fois depuis huit ans, ses tirages au sort promettent d’être de plus en plus compliqués en Grand Chelem. Demi-finaliste des quatre tournois majeurs en 2025, où il faisait toujours figure de troisième homme derrière Alcaraz et Sinner, Djokovic a cédé dimanche contre un adversaire au CV nettement moins ronflant.

À 25 ans, Mariano Navone n’est pas un spécialiste du dur, n’avait encore jamais remporté de match en cinq sets et peinait encore à croire à sa victoire en conférence de presse. «C’est Novak, c’est le «GOAT» (meilleur joueur de tous les temps, NDLR). Il trouve toujours la clé pour battre son adversaire», a expliqué l’Argentin, incrédule.

Après ce revers à New York, la meilleure – et ultime? – chance de Djokovic de décrocher ce 25e titre record en Grand Chelem sera sans doute en janvier 2027 à Melbourne. Pour autant qu’il pousse jusque-là.

Agence France-Presse

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