Octobre Rose : et si c’était le moment de ne plus repousser sa mammographie ? - ICI
Publié le jeudi 1 octobre 2026 à 8h00
Octobre Rose commence ce mercredi 1er octobre. Pendant un mois, le cancer du sein sera au cœur des campagnes de sensibilisation. Et derrière le traditionnel ruban rose, il y a surtout un geste très concret : prendre rendez-vous pour se faire dépister.
Et c’est là tout l’intérêt de ce mois consacré à la prévention du cancer du sein qui reste le cancer le plus fréquent chez les femmes. En France, plus de 61 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023, et près de 12 800 femmes en sont décédées. Alors qu’une femme sur huit développera un cancer du sein au cours de sa vie, lorsqu'il est détecté tôt, ce cancer guérit dans 9 cas sur 10. Le dépistage permet justement de détecter une éventuelle anomalie ou un cancer à un stade précoce. L'Institut national du cancer estime que près de 20 000 cancers du sein pourraient être évités chaque année grâce à des actions de prévention. Un sentiment confirmé par Frédérique Forestier, chirurgienne sénologue au micro de Lison Leroy :
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Entre 50 et 74 ans, une mammographie tous les deux ans
Pour les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme et sans facteur de risque particulier autre que l'âge, le dépistage organisé repose sur une mammographie et un examen clinique des seins, tous les deux ans. La mammographie est prise en charge à 100 %, sans avance de frais.
Pourtant, moins d'une femme sur deux participe à ce dépistage. Sur la période 2024-2025, le taux de participation s'est établi à 45,7 %. Ce chiffre ne comptabilise pas les mammographies réalisées en dehors du programme organisé, par exemple dans le cadre d'un suivi médical individuel.
L'âge reste le principal facteur de risque. Certaines femmes présentent également un risque plus élevé en raison de leurs antécédents personnels ou familiaux ou d'une prédisposition génétique. C'est notamment le cas lorsqu'une altération des gènes BRCA1 ou BRCA2 est identifiée. Ces mutations augmentent fortement le risque de développer un cancer du sein et peuvent justifier une surveillance spécifique. D'autres facteurs peuvent également favoriser l'apparition d'un cancer du sein, notamment la consommation d'alcool, le tabagisme, le surpoids ou l'obésité.
Un changement qui mérite d'être vérifié
Le dépistage organisé s'adresse aux femmes qui ne présentent pas de symptôme. Mais entre deux mammographies, il reste important d'être attentive à d'éventuelles modifications du sein.
Une boule ou une grosseur, une rougeur, un aspect inhabituel de la peau, une modification du mamelon ou encore un écoulement anormal peuvent être des signes qui justifient une consultation.
Pas question pour autant de s'alarmer au moindre changement. “Il ne faut pas en avoir peur” explique le docteur Delphine Loirat, médecin oncologue médicale spécialisée dans le cancer du sein à l'Institut Curie. “Si on a le moindre doute, il faut en parler à son gynécologue ou son médecin traitant pour un examen clinique par un professionnel de santé ou les sage-femmes. Et au moindre doute, faire son échographie/mammographie si elle est prescrite”.
Et les traitements progressent
Il n'y a pas que le dépistage qui a progressé. La prise en charge des cancers du sein évolue elle aussi, avec des traitements de plus en plus adaptés aux caractéristiques de chaque cancer.
“On a beaucoup de chances dans le cancer du sein, les progrès vont vite depuis une dizaine d’années. On a de vraies avancées thérapeutiques” explique Delphine Loirat. Parmi les pistes explorées : “On a pas mal d’axe de recherche où l’on modifie les traitements au stade localisé, notamment pour éviter la chimiothérapie chez certaines femmes, sur les cancers les plus fréquents” explique Delphine Loirat.
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Delphine Loirat, médecin oncologue, spécialisée dans le cancer du sein à l’Institut Curie au micro de Johann Guérin.
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